antifascisme

29-30 novembre : À Lyon comme ailleurs, pas de quartier pour le FN

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Face à un FN qui se proclame « premier parti de France », la riposte s’organise et le camp antifasciste se reconstruit. Le congrès du parti d’extrême droite à Lyon les 29 et 30 novembre est l’occasion de ne pas lui laisser le terrain droite en organisant un week-end de mobilisation .

À l’issue des assises contre l’extrême droite qu’elle organisait fin juin 2014, la Conex (Coordination nationale contre l’extrême droite) est à l’origine d’un appel [1] à un week-end antifasciste.

Réseau souple, la Conex veut aujourd’hui rassembler les différents collectifs antifascistes locaux existant et dont la réalité peut varier d’une ville à l’autre, entre collectifs d’individus ou cartels d’organisations. Et il reste encore du travail pour que ce cadre fasse figure de réseau initiant actions et campagnes à l’instar d’un Ras l’Front dans les années 1990. C’est que nous partons de loin, même si on peut sentir une nette reprise du combat antifasciste.

Après la mort de Clément Méric, plusieurs collectifs locaux se sont ainsi constitués sans pour autant, pour certains d’entre-eux, réussir à maintenir une activité régulière. L’appel intersyndical CGT-FSU-Solidaires « Unis contre l’extrême droite, pour le progrès social et l’égalité des droits » témoigne également de ce sursaut : il reste à le décliner dans les localités (via les UD et UL syndicales) et les secteurs professionnels.

Construire une mobilisation nationale pour le week-end des 29 et 30 novembre prochains peut permettre de faire converger les énergies et rendre vivant et visible un antifascisme de terrain.

Diversité des tactiques

Pour que la mobilisation joue tout son rôle, il est essentiel de l’investir dans cette perspective de reconstruction. Les ateliers/forums programmés pour le dimanche 30 peuvent permettre de défendre un antifascisme social (appuyé sur les luttes) comme alternative à l’antifascisme républicain que peuvent porter encore certaines forces (telles celles rassemblées dans le Front de gauche).

Surtout, la force de la mobilisation et de la démonstration de rue du samedi permettra de redonner confiance en un antifascisme, si ce n’est encore capable d’enrayer la progression du FN, du moins de s’y opposer : front social contre front national. Pour cela des débats méritent d’être menés activement dans les semaines préparant la mobilisation : quel antifascisme social pratiquer ?

Comment éviter des ruptures qui ont pu exister par le passé, entre antifascistes « radicaux » et « de masse » (pour caricaturer), et promouvoir, au contraire, une diversité des tactiques garante de l’unité du camp antifasciste ? Comment faire en sorte que nos syndicats, nos associations de lutte, s’emparent de ce combat ? Nous avons deux mois pour répondre à ces questions cruciales.

Théo Rival (AL Orléans)


Grande manifestation à Lyon

Les départs de toute la France

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[1] En ligne sur www.conex-coordination.fr

 
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