« Acte d’enfant sans vie » : IVG en danger

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Suite au décret Extraits du 22 août 2008 sur le « livret de famille » et l’« acte d’enfant sans vie », l’Association nationale des centres d’interruption de grossesse et de contraception (Ancic), la Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (Cadac) et le Mouvement français pour le planning familiale (MFPF) protestent :

L’établissement d’« un acte d’enfant sans vie » n’est plus soumis […] à des limites sur l’âge (22 semaine d’aménorrhée), ou le poids (500 g) d’un fœtus mort, mais à la présentation d’un certificat médical d’accouchement […].

On est atterré par l’absurdité de ces textes qui satisfont aux pressions de groupes religieux intégristes […].

Proposer en effet l’inscription au registre de l’état civil et sur le livret de famille d’un fœtus-mort, quel que soit son stade de développement ou son poids, c’est, de fait, quoiqu’en disent les ministres, reconnaître une personnalité juridique à l’embryon […] et par là, la possible remise en cause du droit à l’avortement […].

[L’Ancic, la Cadac et le MFPF] n’acceptent pas que le gouvernement, instrumentalisant la détresse de certaines femmes […], favorise la confusion entre le projet d’enfant et la réalité de la personne née vivante.

Communiqué du 26-08-2008

 
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