Tract AL

Agir c’est mieux qu’élire : pour une alternative libertaire !

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À quoi sert l’élection présidentielle ? À choisir un président parmi des candidats et candidates qui, pour la plupart, ne proposent que de s’adapter aux lois des patrons et du marché. Le prochain hôte de l’Elysée ne pourra que se plier aux règles du système économique en place : le capitalisme.

Or, dans ce système, il n’y a qu’une seule chose qui compte : le profit. Et pour maintenir la croissance, on n’hésite pas à plonger des millions de personnes dans la précarité (à commencer par les femmes...), à piller les ressources naturelles des pays du Sud, à saccager la planète et à bétonner des écosystèmes pour de grands projets complètement inutiles.

Mais alors comment changer les choses ?

Nous n’avons rien à attendre du résultat des élections car il ne pourra pas y avoir de vraie démocratie tant que le capitalisme restera en place. Pourquoi ? Parce qu’avec le capitalisme, tout le pouvoir économique est entre les mains d’une minorité et échappe complètement à la démocratie. Tant que les travailleurs et travailleuses ne seront pas maîtres de ce qu’ils et elles produisent, il n’y aura jamais de démocratie véritable.

Il faut donc rompre avec le capitalisme et proposer un autre projet politique : solidaire, égalitaire et autogestionnaire.

Nous devons d’ores et déjà nous préparer pour les batailles à venir. Et elles seront nombreuses. L’Histoire nous montre que les gouvernements se sont toujours retrouvés à servir les puissants ou à capituler face aux capitalistes, malgré les beaux discours et les promesses électorales. Puisque les politiciens nous trahissent, ne comptons que sur nous-mêmes. Prenons nos affaires en main en agissant au quotidien sur nos lieux de travail et dans nos lieux de vie, en luttant avec imagination et en imposant un rapport de force en notre faveur. C’est ainsi, hier comme aujourd’hui, que la plupart des libertés et des droits ont été obtenus ou défendus.


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Il en ira de même, demain, et c’est par l’action collective que nous changerons la donne :

  • En nous impliquant dans les mouvements sociaux : les syndicats de lutte et les associations ;
  • En proposant des contre-pouvoirs et en construisant une alternative au capitalisme.

Le projet d’Alternative libertaire est-il utopique ?

Voter tous les cinq ans, c’est donner un chèque en blanc à une ou un élu qui ne vous représentera pas. C’est cette escroquerie qui explique le nombre de plus en plus important d’abstentionnistes.

Face à l’état d’urgence, au chômage de masse, à l’augmentation du niveau de pauvreté, aux guerres, à la domination néocoloniale sur les pays du Sud, à la corruption, ne serait-il pas temps d’envisager d’autres options ?

cc David Reece

A cette réalité, nous opposons une vraie alternative :

Démocratie directe

Une démocratie autogestionnaire : chacun et chacune participe au pouvoir collectif et a son mot à dire sur les choix de société. Le pouvoir n’est plus centralisé mais est exercé à la base et est partagé par tous les membres de la société. Les décisions sont prises à l’échelle où elles s’appliquent (quartier, ville, département, région, pays, continent, monde). Celles qui concernent des échelles plus grandes sont prises par des mandatés révocables à tout moment s’ils ne respectent pas leurs mandats.

Transformation sociale

Un équilibre écologique retrouvé : Le système capitaliste est responsable de la pollution de la planète, de la disparitions de centaines d’espèces et de la dérégulation du climat .Il faut en finir avec ce système productiviste pour une production « raisonnée » qui respecte la planète et les êtres vivants.

Les services publics rétablis et étendus : L’école, la santé, les transports, le logement, l’alimentation ne doivent plus être pensés comme des valeurs marchandes mais comme des services gratuits pour tous.

Autogestion

Une production autogérée : Fini de travailler pour des patrons (petits ou grands), le pouvoir est donné aux travailleuses et travailleurs,qui discutent des choix de production. Ils et elles suivent des formations professionnelles, économiques, politiques et culturelles et exécutent les choix décidés collectivement.

Une production décentralisée et l’autonomie productive de chaque région du monde : Produire localement, autrement, en fonction des besoins de la population et non du marché, en développant les coopérations et les savoir-faire, en respectant l’environnement et le collectif de travail, ce ne sera possible qu’avec l’autogestion et la socialisation de l’économie.

Une production sociale pour la satisfaction des besoins : Sortir de « l’économie », redonner à la production son caractère social : on ne discute plus de sommes d’argent (rentabilité, profit) ni de mode de financement (crédit, cotisations) mais de l’utilité des projets pour la société, des besoins a satisfaire, du temps à y consacrer, des moyens matériels et intellectuels à disposition, des contraintes écologiques.

Partage du travail

Une réduction massive du temps de travail : Seule issue pour permettre de partager le travail et permettre aux salarié-e-s d’avoir du temps pour satisfaire l’aspiration légitime à gagner du temps de vie personnel et collectif hors du lieu de travail.

La fin du chômage et de l’exclusion : Le travail est partagé entre toutes et tous. La production échappe aux impératifs des profits. Ce sont les besoins humains qui deviennent déterminants.

Emancipation

La fin de l’ordre patriarcal : par le partage des tâches ménagères, l’égalité des droits et des revenus, équilibrer le rôle des hommes et des femmes dans la sphère publique comme dans la sphère privée.

La transformation de l’éducation : L’école devra permettre un cadre épanouissant capable de développer la capacité d’analyse, de prise de décision, le sens critique et la responsabilité

Le projet d’Alternative libertaire, c’est permettre à chacun-e d’entre nous d’être acteur et actrice de sa vie en lui donnant le pouvoir de s’exprimer, de décider, de s’instruire et de se distraire.

Alors, oui, osons l’utopie…
Osons l’alternative libertaire !

 
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