Bure : La diversité des tactiques contre le diktat nucléaire

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À Bure, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires continue de susciter une résistance des populations locales. Le gouvernement Macron n’a qu’une réponse : répression !

Une manifestation s’est tenue ce 16 juin à Bure (Meuse) contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires. 3 000 personnes y ont participé à l’appel d’associations, d’organisations politiques, de mouvements autonomes et « citoyennistes ». La résistance s’amplifie dans la diversité des pratiques de lutte. Les « Hiboux » – qui construisent des cabanes dans les ar­bres pour occuper le bois Lejuc – en sont devenus l’étendard.

La répression se durcit. Le 20 juin 200 gendarmes ont été déployés pour perquisitionner cinq lieux de vie – dont la Maison de la résistance – autour de Bure. Sept personnes ont été placées en garde à vue. Il s’agit de la vague de perquisitions la plus lourde jamais subie dans le mouvement. Cela rappelle l’évacuation du bois Lejuc en février, où 500 flics avaient été mobilisés pour 20 militantes et militants perchées dans les arbres… À chaque fois, Hulot y va de sa petite phrase pour justifier la répression : « l’enfouissement des déchets [serait] la moins mauvaise solution ».

Avec la mise en service de l’EPR construit à Taïshan en Chine, EDF fanfaronne. Macron et Merkel préparent un plan de financement européen pour imposer le tout électrique (numérisation, voiture…) en Europe, structuré en France autour du développement du nucléaire. Pourtant les errements sur le chantier de l’EPR de Flamanville se poursuivent. Sa mise en service va encore être repoussée pour malfaçons et malgré cela l’État en délègue le calendrier à EDF. L’occupation du site du bois Lejuc – avec les actions des Hiboux – est un caillou dans la chaussure de l’industrie nucléaire. Alternative libertaire appelle à amplifier le soutien à cette action.

Reinette noyée (AL Aveyron)

 
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