11e congrès d’AL (Toulouse, 2012)

Motion d’actualité : Contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

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La lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est actuellement sous les feux de l’actualité. Ce projet, vieux de 40 ans, doit aboutir à la construction du 3e aéroport de France au Nord de Nantes, sur plus de 2.000 hectares de zones humides et de bocages, à la richesse sociale et écologique reconnue.

Illégal, ce projet ne prévoit aucune mesure de compensation écologique pour la destruction de cette zone. Large plan d’aménagement territorial du grand Ouest, totalement inutile pour la population locale, ce projet profitera directement - via un Partenariat public-privé (PPP) - aux entreprises capitalistes (Vinci...) et à leurs complices politiques (Ayrault et alii). Le groupe Vinci est assuré d’une rentabilité de 11% compensée en cas de déficit par des fonds publics.

La construction de l’aéroport implique plus globalement la mise en place de Lignes grande vitesse (LGV), de zones industrielles et de dessertes routières. Les populations vivant sur la zone depuis longtemps - paysans et paysannes, « simples » habitant et habitantes - et celles plus récemment installées devront payer les conséquences sociales et sanitaires du projet. Les résidents et résidentes de la ZAD (zone d’aménagement différé renommée "zone à défendre") ont su revivifier la lutte à une période où les associations locales et les élu-e-s semblaient la déserter. Les zadistes ont mis en place une vie riche, alternative et autonome en intégrant le maraîchage et le petit artisanat. Leur expérience de vie autogestionnaire est porteuse d’une réelle dynamique de transformation sociale et écologique.

Aujourd’hui, le gouvernement PS-EELV ne recule devant rien pour mener à bien le projet. Il bafoue sans vergogne ses promesses électorales. La répression déployée pour expulser les occupant-e-s de la ZAD à quinze jours de la trêve hivernale et réprimer la contestation est sans précédent (1 zadiste pour 10 flics). Ironie du sort, à l’heure de l’austérité et des restrictions budgétaires le dispositif d’expulsion et de destruction aura coûté 1 million d’euros en deux semaines.

Alternative Libertaire s’engage activement dans cette lutte en soutenant les populations rurales, les zadistes, les paysannes et les paysans, les habitants et habitantes.

Nous appelons la population à s’investir dans les nombreuses actions de résistance qui fleurissent partout en France malgré la collusion des partis politiques et le silence complice de la majorité des médias.

La prochaine journée d’action aura lieu le 17 novembre autour de la réoccupation de la ZAD à Notre-Dame-des-Landes.

Adopté à l’unanimité du congrès d’Alternative libertaire, à Toulouse le 3 novembre 2012

 
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