Dijon : Les syndicats jaunes du côté des flics




Non contents de servir de marchepieds à la direction de la SNCF, la CFDT et l’Unsa œuvrent à présent à faire condamner des salarié-e-s en justice ! Dans le précédent numéro d’Alternative libertaire, nous relations la répression exercée envers Patrick Triboulin, un militant dijonnais de SUD-Rail, accusé d’avoir donné un coup de corne de brume trop près des oreilles de la directrice régionale, lors d’un rassemblement syndical. À l’initiative de la direction SNCF, cela s’est traduit par son arrestation, sa mise en garde à vue, la perquisition de son domicile, une inculpation pour “ violence en réunion avec arme par destination ” !

Le procès a eu lieu le 14 novembre avec un rassemblement de 300 camarades de SUD-Rail, quelques camarades de la CNT et des interventions interprofessionnelles (Solidaires, Confédération paysanne, CGT, réseau “ Résistance à la délation ”…) sur la criminalisation du mouvement social. Faute de preuves (évidemment !) relatives aux faits, l’avocat de la direction nationale de la SNCF a consacré l’essentiel de sa plaidoirie à un réquisitoire contre la politique syndicale de SUD-Rail ! Le procureur a demandé trois mois de prison avec sursis et 600 euros d’amende. Le jugement sera prononcé le 19 décembre.

À noter que l’avocat de la direction SNCF a utilisé au tribunal des écrits de la CFDT qui reprenait à son compte les inepties patronales sur un “ rassemblement violent ”, et surtout a produit les attestations de trois représentants régionaux de l’Unsa qui reprennent la version patronale et accusent nominativement Patrick Triboulin.

À juste titre, on se penche beaucoup actuellement sur l’actualité de la Charte d’Amiens. Mais qu’aurait donc suggéré le Père Peinard à l’encontre de ce genre d’individus qui se rangent du côté des flics et des patrons pour envoyer en taule les militant-e-s syndicaux ?

 
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