Edito : Je te tiens, tu me tiens...

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Les spéculateurs tiennent les banques ; les banques tiennent les entreprises de production et les gouvernants ; les entreprises de production tiennent les travailleurs et les travailleuses par un chantage à l’emploi. Tout le système capitaliste est basé sur ces chantages en cascade. Alors quand la spéculation dévoile sa vacuité sans fond, c’est panique à bord chez les capitalistes.

Bâti sur du vent et de la spéculation, le système financier a besoin en permanence de nouvelles richesses réelles à dévorer. C’est pourquoi le capitalisme saute de crise en crise, continuellement. Chaque krach prépare le suivant, la finance ayant toujours besoin de plus de richesses à dévorer.

La crise actuelle a une ampleur inhabituelle car elle est partie des États-Unis, du « ventre » du capitalisme. Elle se propage, touche toute la planète, et surtout impacte une économie réelle rendue totalement dépendante du financier.

Les gouvernants voient leur monde d’écrouler. Les ultralibéraux américains nationalisent. Aux États-Unis et en Europe, la planche à billets tourne à plein régime pour tenter de sauver la mise aux spéculateurs. L’économie de production, les besoins des populations, l’investissement de fond et à long terme, tout est sacrifié sans scrupule sur l’autel du capitalisme financier.

Ceux qui vont réellement en souffrir, comme d’habitude, ce sont les travailleurs et les travailleuses, les seuls à produire réellement de la richesse. À moins que... À moins que l’ampleur des sacrifices exigés soit cette fois telle, à moins que l’absurdité et l’injustice de la situation soient tellement ubuesques que la colère l’emporte et que tous ensemble, nous mettions ce système à bas.

Crise capitaliste permanente ou socialisme : nous sommes à l’heure des choix.

Alternative libertaire, le 24 octobre 2008

 
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