Éducation nationale : Mobilisations et victoires locales

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Depuis début février un mouvement s’est organisé dans l’Éducation nationale, rassemblant les enseignantes et enseignants, ainsi que les parents d’élèves. Ce mouvement, construit dans les établissements, montre bien que la politique actuelle de baisse des moyens entraîne la casse de l’enseignement pour tous.

Les débrayages dans l’enseignement sont partis début février de quelques collèges et lycées d’Aubervilliers en Seine-Saint-Denis. La DHG (dotation horaire globale), c’est-à-dire le nombre de postes de professeurs, était au cœur des préoccupations, mais aussi le nombre d’assistantes et assistants d’éducation et la réforme des lycées. Parallèlement les enseignants du premier degré et les parents d’élèves se sont mobilisé-e-s contre le manque de remplaçants et les réformes visant à faire effectuer les remplacements par des étudiantes et étudiants en contrats précaires d’une à trois semaines. Toutes et tous ont protesté contre l’amputation de l’année payée, à la suite du concours d’entrée, qui va accroître les difficultés auxquelles se trouvent confronté-e-s les nouveaux enseignants.

La grève, ça marche

Cette logique d’économie budgétaire par les suppressions de postes au détriment de l’enseignement pour tous n’échappe à personne. Les parents d’élèves se sont insérés dans le mouvement par des occupations d’école et des manifestations communes avec les enseignants.

L’agitation s’est rapidement étendue dans les écoles et les établissements de Seine-Saint-Denis et de la région parisienne jusqu’aux vacances de février par des démarchages des collègues d’un établissement à un autre : la grève marchante.

Pendant les congés de la zone C des salariés de l’Éducation nationale d’autres régions ont débrayé. Le 12 février a été une journée de grève nationale réussie. Depuis, la grève continue et des établissements ont obtenu des victoires locales comme des maintiens de postes.

De plus en plus de personnels sont conscients de la nécessité d’un mouvement d’ampleur contre la casse de l’éducation, du service public, et plus généralement des solidarités sociales (retraites, sécu, etc.)

Isabelle et Gaëtan, militants syndicalistes du 93 et du 92

 
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