Entraide juridique : Defcol sur la brèche

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Depuis le mois de mars, les militantes et militants du groupe Défense collective se sont activés sur le front judiciaire, pour contrecarrer la répression.


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Pendant quatre mois, la police et la justice ont tenté d’endiguer le mouvement contre la loi Travail. A Paris, la police a empêché des assemblées générales de se tenir et vidé la place de République à de nombreuses reprises. Les manifs ont été encadrées par les mobiles et CRS de manière provocante, et systématiquement arrosées de grenades lacrymogènes, voire de désencerclement.

Mais après la matraque, la répression se poursuit avec l’arsenal judiciaire : contrôles d’identité, interdictions de manifester, interpellations et gardes à vue, comparutions immédiates, procès pour « outrage et rébellion », ouvertures d’information judiciaire pour « tentative d’homicide volontaire »…

Dès les premières semaines de la lutte, un groupe nommé Défense collective (Defcol) s’est organisé à Paris pour fournir des conseils et outils aux participants, aux personnes arrêtées et à leurs proches.

L’idée de Defcol, c’est que l’action contre la répression ne doit pas rester le domaine des spécialistes. Elle doit être large, auto-organisée, et ne pas faire de tri entre de supposés « bons » ou « mauvais » manifestants ou entre des manières de faire qui seraient légitimes et d’autres illégitimes. Toutes les personnes interpellées lors de manifs, actions ou occupations méritent d’être défendues.

Financement exclusivement par des dons

Les avocates et avocats qui travaillent avec Defcol ont assisté et défendu aussi bien des majeurs que des mineurs durant leurs gardes à vue et confrontations, lors de comparutions immédiates, voire de comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité, devant le juge des libertés et de la détention et lors de leur audience de renvoi. Ils et elles suivent également plusieurs informations judiciaires.

Les membres de Defcol ont assisté aux comparutions immédiates à chaque fois que des manifestantes et des manifestants étaient susceptibles d’y être jugés, en essayant d’apporter tout le soutien nécessaire aux proches des prévenus. Une information aussi large que possible a été apportée durant les manifs et les actions du mouvement.

Defcol finance la défense exclusivement par des dons. Les avocates et les avocats sont rémunérés par l’aide juridictionnelle ou le montant équivalent lorsqu’elle n’est pas possible. Pour leurs interventions en garde à vue, lors de déferrement au parquet et lors de la comparution immédiate, c’est selon le barème des avocats commis d’office.

Un membre de Defcol

  • Financement : via la plate-forme Helloasso.com (taper «  Defcol  »)
  • Tél. 07-53-82-19-10
 
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