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Etendre et généraliser la grève

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Stopper la casse des services publics, bloquer l’offensive libérale, se débarrasser de la précarité et de la misère c’est possible. La grève générale, c’est l’unique moyen de gagner aujourd’hui et de réparer les défaites des années passées. Et de nous préparer un avenir libéré des règles du capitalisme.

C’est maintenant qu’il faut accélérer

C’est avec des manifestations sans lendemain que nous avons perdu en 2010, 2016 ou 2017 malgré de belles mobilisations. C’est avec la grève étendue et reconductible que nous gagnerons. Le capitalisme a atteint un stade de sauvagerie où plus une miette ne semble négociable : alors on prendra tout le gâteau ! L’effort magnifique déjà consenti par les cheminot.es, le courage des étudiant.es affrontant une violence policière inégalée, la mobilisation à Air France, les journées réussies dans la fonction publique et en particulier dans la santé ne peuvent être gâchées.

AG de villes et collectifs

La grève reconductible, votée en AG de grévistes, coordonnée à l’échelle des branches et des localités reste le moyen le plus efficace pour que les travailleurs et travailleuses gardent le contrôle de leur grève. Les AG intersyndicales et interprofessionnelles dans les villes sont également des instances qui permettent l’extension du mouvement, la solidarité réciproque, l’entraide entre salarié.es en lutte. Et puis tous les collectifs d’usagers, collectifs locaux qui surgissent et qui soutiennent les mobilisations peuvent également apporter un plus pour conforter les grévistes. Les militant.es d’Alternative libertaire ne négligeront aucun espace utile à l’extension de la grève.

La grève reste au centre de la contestation du capitalisme en arrêtant la production et la circulation des marchandises, en détruisant l’espoir de plus-value des actionnaires. Mais d’autres actions sont également possibles pour bloquer le fonctionnement de la machine et là aussi les militant.es de notre organisation sont disponibles.

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La grève, école du communisme

La démocratie, dans la construction du mouvement de grève générale et de subversion sociale généralisée, n’est pas un petit plus pour faire joli. La démocratie véritable, le contrôle du mouvement par les grévistes eux-mêmes, votant dans des AG régulières c’est la garantie que le mouvement ne soit pas trahi par quelque « chef » que ce soit. Mais c’est aussi l’exercice pratique de la démocratie directe que nous construisons dans la perspective d’une société libérée des exigences de la propriété privée des moyens de production et du rendement du capital.

Nous ne luttons pas seulement pour mieux répartir les richesses mais pour abolir la possibilité même que certains accumulent grâce au travail des autres. La grève dirigée de manière autoritaire, c’est l’école d’un socialisme autoritaire. La grève animée par toutes et tous, c’est l’école du communisme autogestionnaire.

 
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