G8-G20 : La contestation se met en place

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La France, présidente du G20 depuis la mi-novembre, accueillera les différents sommets du G8 et du G20. Les plus importants auront lieu à Deauville en juin (G8) et à Cannes en novembre (G20), mais une multitude de sommets thématiques auront également lieu : finances, agriculture, universités... Pour gâcher la présidence du G20 de Sarkozy, la contestation s’organise.

La mobilisation s’organise autour de deux pôles. D’abord, un pôle unitaire large autour du CRID (association d’aide au développement) et d’ATTAC, rassemblant de très nombreuses associations altermondialistes ou humanitaires, mais aussi des syndicats (Solidaires, FSU, CGT), et quelques organisations politiques en soutien. Ce pôle s’achemine vers l’organisation d’une grande manifestation à l’occasion du G8 et d’un «  sommet des peuples  » au contenu encore à définir pour le G20. Ce pôle sortira prochainement un appel politiquement modéré, dont Alternative libertaire n’est pas signataire.

En parallèle à cela, un pôle plus radical se constitue autour de Dissent (réseau de contestation des institutions internationales), qui a organisé une rencontre de préparation lors du week-end du 27 novembre à Dijon. De cette rencontre est sortie l’idée que les contre-sommets se heurtent de plus en plus à la répression (comme à Strasbourg), et qu’il est plus pertinent d’organiser des rencontres loin des lieux des sommets. Ce pôle s’achemine donc de son côté vers l’organisation d’un village long (plusieurs semaines) pendant l’été, soit entre les sommets du G8 et du G20. Si ce type d’espace peut constituer des lieux de convergence intéressants. On peut se demander en revanche s’ils peuvent s’inscrire de manière pertinente dans la contestation des institutions internationales de type G8-G20 en se tenant en des lieux et des temps différents. Enfin, SUD-Etudiant s’efforce de son côté de mobiliser les organisations de jeunesse dans la perspective d’un contre-sommet lors du G8 des universités de début mai à Dijon.

Si l’heure n’est plus à l’enthousiasme dans l’univers des contre-sommets, une mobilisation aura bien lieu l’année prochaine. AL la suivra de près et y participera autant qu’il est possible, pour signifier aux dirigeants des grandes puissances, responsables de la crise, que nous ne voulons pas de leur société.

Vincent (AL Paris-Sud)

 
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