Haute-Garonne : Semi-victoire pour le Planning familial

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Après une mobilisation de près de deux mois pour alerter sur la situation financière de l’association toulousaine, le centre a rouvert ses portes mi-mars. Mais le combat n’est pas terminé...

L’année 2015 a mal commencé pour le Planning familial 31. En effet, suite à de gros problèmes financiers dus entre autres à la baisse structurelle et généralisée des financements accordés aux associations, les salariées et les bénévoles ont été forcé-e-s de fermer les permanences d’accueil à la fin janvier. Une catastrophe lorsque l’on sait que l’information sur la contraception, l’avortement, la sexualité est difficilement accessible pour de nombreuses femmes, surtout les plus jeunes et les plus précaires.

Derrière les portes closes, salariées et militantes ne chômaient pas : elles ont bataillé pour construire une mobilisation unitaire, dont le point de départ aura été la manifestation du 17 janvier, date anniversaire des 40 ans de la loi Veil. Alors que ce jour-là Marisol Touraine annonçait un grand plan pour améliorer l’accès à l’IVG, les membres du Planning familial 31, grâce à la manifestation qu’elles-mêmes avaient organisée, alertaient la population toulousaine sur la situation de l’association.

Après des réunions d’informations, des rendez-vous unitaires rassemblant un espace militant allant du Parti communiste à Alternative libertaire en passant par les associations féministes de la ville, et des happenings en centre-ville, les financeurs de l’association ont finalement consenti à se réunir et recevoir les salariées et bénévoles du Planning familial en février. Affaire réglée ?

Demande d’aide exceptionnelle

Le jour du fameux rendez-vous avec les financeurs, une cinquantaine de personnes étaient présentes pour apporter leur soutien à l’association. Ce qui n’a pas plu aux financeurs qui ont imposé leurs conditions pour la rencontre, refusant de recevoir plus de trois personnes (au lieu des six prévues) et laissant à peine la parole aux salariées. Une demande d’aide exceptionnelle est en cours auprès du ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes ; les permanences sont à nouveau ouvertes, mais à des horaires réduits car insuffisamment financées. L’association continuera de fonctionner en sous-effectif (trois salariées seulement pour tout le département !). Le problème des financements reste entier, et va malheureusement bien au-delà du Planning familial de Haute-Garonne puisque les budgets étatiques alloués au social, à la santé, à l’égalité bref à ce qui fait le cœur de l’activité des plannings familiaux et de nombreuses associations, sont en baisse constante. Même sans croire à l’action de l’État, il est vital de se mobiliser aux côtés d’associations comme le Planning familial dont l’utilité et la nécessité ne sont plus à prouver !

Auréline (AL Toulouse)

Plus d’infos : haute-garonne.planning-familial.org

 
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