Janvier 2002

Jeunesse rebelle, début d’une lutte prolongée

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17 académies sont touchées par des mouvements de grève reconductible ! Nantes, Ajaccio, Toulouse ont débutées ces mouvements depuis fin novembre.

L’annonce de la suppression de 5.600 postes de surveillants (MI-SE) et de 76.000 emplois-jeunes de tous secteurs (un plan social sans précédent !) a mis le feu aux poudres. C’est la plus forte mobilisation de jeunesse depuis 1995.

Et si la jeunesse populaire exprime aussi massivement son mécontentement, c’est que le gouvernement l’attaque de plein fouet.

La sélection accrue pour les étudiants avec la suppression du DEUG et la réforme 3/5/8-ECTS, la suppression des allocations familiales pour absentéisme et le contrôle sécuritaire pour les lycéens et bien sur la suppression du « pionnicat » qui permettait à de nombreux jeunes issus des classes populaires de poursuivre des études, la mise à la porte des emplois jeunes...toutes ces mesures visent à mettre au pas une jeunesse et à briser ses acquis sociaux.

Alors, luttons !

C’est bien une jeunesse rebelle, unie, qui doit continuer à descendre dans la rue, à se mettre en grève. La coordination nationale des MI-SE et emplois-jeunes en lutte, relayée par les AG de grévistes appelle à la grève reconductible et à une journée de mobilisation le jeudi 23 janvier.

Dans plusieurs villes, le mardi 28 janvier sera une grande journée de grève et de manifestations dans l’éducation nationale. Lycéens, étudiants, emplois-jeunes et MI-SE nous devons tous être en grève et manifester.

A Paris, Rennes, Brest/Quimper, Tours et Bastia, les collectifs de lutte MI-SE/emplois-jeunes ont déjà appelé à prendre la tête de la manifestation du 28 janvier. A Rennes, à Nantes et ailleurs, les lycéens ont rejoint la lutte. Cette journée ne doit pas être une journée de grève sans lendemain, mais le début d’une lutte prolongée. Pas un enterrement, mais un rebond.

Ensemble, aujourd’hui, décidons de notre futur

Les gouvernements et le patronat veulent une jeunesse soumise dont l’avenir se résume soit aux contrats précaires soit au passage par la case prison.

A ceux qui veulent nous imposer notre avenir de leur trône de puissants, nous répondons par une mobilisation à la base, où ce sont ceux qui luttent qui décident.

Aujourd’hui le mouvement est structuré en Assemblées Générales (AG) souveraines. En s’appuyant sur les structures de lutte (syndicats de lutte, comité lycéen) nous devons multiplier ces AG, veiller au respect de la démocratie et de l’auto-organisation. C’est important, car rester vigilants sur ces questions, c’est le prix de notre liberté d’action. Ces espaces, véritables contre-pouvoirs, sont les lieux où nous déciderons de notre futur, d’un autre futur.

Pour nous, jeunes communistes libertaires, il faut inverser la tendance, redistribuer les richesses et poser les bases d’une rupture avec le système capitaliste, poser les bases d’une autre société, libertaire, égalitaire et solidaire.


LES LYCÉEN(E)S EN LUTTE : L’EXEMPLE DU COMITÉ D’ACTION LYCÉEN (CAL) DE RENNES

Le CAL est né à la rentrée 2001, en réaction à l’annonce de la fermeture du lycée public Anne-de-Bretagne, et regroupe des personnes de différents lycées. Contre cette fermeture, le CAL a mobilisé jusqu’à 4.000 lycéens durant plusieurs semaines. Depuis le CAL a notamment mobilisé dans l’entre-deux tour des présidentielles et mène aujourd’hui les mobilisations à Rennes contre les réformes Ferry/Darcos au côté des emplois-jeunes et MI-SE en lutte.

Il faut rompre avec l’individualisme et le consumérisme qui gangrène la jeunesse, renouer avec la lutte collective. La révolte doit reprendre pied dans les lycées. Les lycéens ont besoin de structures démocratiques et dynamiques tel le CAL. Lycéens, lycéennes, multipliez les comités d’action !

Contact : cal.35@caramail.com

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Clash n°9
 
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