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La gauche électorale est décomposée : osons l’auto-organisation des travailleurs-ses !

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Partout en Europe les mêmes politiques d’austérité, de recul des acquis sociaux, menées par des gouvernements de droite ou de gauche aboutissent à la montée de l’extrême-droite. Pour regagner des électeurs-trices les partis de droite comme de gauche adoptent des politiques marquées de nationalisme et de racisme. La démocratie électorale est en panne.

35 ans de reculs sociaux

En France, c’est depuis 1983 et le « tournant de la rigueur » effectué par le gouvernement Mitterrand que les patrons et l’état rognent progressivement les acquis sociaux, détruisent les emplois, détruisent les services publics sans que les luttes ne par- viennent durablement à stopper la vague ultra-libérale qui nous submerge. exactement l’année du surgissement du Front National que le PS favorisa pour diviser la droite. le décor est planté. en 1997, le gouvernement Jospin (PS/PCF/Verts) achève de discréditer la gauche traditionnelle et voilà comment Macron se fait élire en se disant ni de droite ni de gauche...

Une de l’extrême progression droite en alarmante Europe

Sur fond d’abstention massive, les élections européennes qui arrivent annoncent une progression inquiétante, dans quasiment toute l’europe, des partis d’extrême-droite, y compris ceux qui, sans complexe, se réclament du fascisme. leurs réponses simplistes aux souffrances sociales marquent des points. C’est telle- ment plus facile d’accuser les travailleurs et travailleuses immigrées et les fonctionnaires...

Face à cela, les partis traditionnels et les gouvernements n’ont qu’une réponse : tenir eux-mêmes des discours et des politiques nationalistes et racistes. Et c’est ainsi que pour gagner quelques électeurs et électrices on laisse se noyer des milliers de personnes migrantes dans la Méditerranée !

Les partis de gauche ont entraîné dans leur discrédit les syndicats dont ils se sont long- temps servis de machines électorales. et voilà comment, malgré des luttes courageuses dans certaines entreprises ou secteurs, nous restons impuissant-es à faire surgir le mouvement de grève générale au niveau qu’il faudrait atteindre pour stopper Sarkozy, Hollande ou Macron et reconquérir le terrain perdu ces dernières années.

Reconstruire des solidarités de classe

Aussi nos tâches sont claires : reconstruire dans les déserts syndicaux et abandonner les vieilles recettes électorales qui détournent les travailleurs et travailleuses de l’essentiel : la construction démocratique, autogestionnaire, des luttes quotidiennes avec pour perspective la grève générale expropriatrice et la construction d’une société communiste libertaire.

En somme, jamais le programme de la Charte d’Amiens n’aura été d’une telle actualité !

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