féminisme

Le 8 mars et tous les autres jours, combattons le patriarcat

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...et pendons les violeurs et les macs avec les tripes des capitalistes, des ministres et des sénateurs !

Loi Macron : Le ministre « qui se battrait au lieu d’attendre, s’il était chômeur » vient de faire passer en force une loi qui, entre autres agressions envers le monde du travail, va augmenter le droit des patrons à faire bosser les employées du commerce le dimanche, diminuer les visites médicales, attaquer les prud’hommes et ce qui reste du contrat de travail. La droite au gouvernement fait quelques cadeaux en matière de mœurs (plus de détresse pour le droit à l’IVG, mariage pour toustes...) pour mieux accroître l’exploitation des travailleuses d’abord et fermer des centres IVG ou des Plannings familiaux au nom de la rigueur budgétaire.

Affaire DSK : Des prostituées témoignent au tribunal des viols qu’elles ont subis, et il ne sera pas condamné. D’ailleurs, c’est seulement une « sexualité un peu rude », nous dit-il. Et tout le monde s’en fout. L’ordure en chef prétend, pauvre petite chose naïve, qu’il ne savait pas que c’était des prostituées, il pensait que de jeunes libertines acceptaient d’être violées à cause de son charme.

Les sénateurs viennent enfin d’inscrire la loi de prévention et sortie de la prostitution à leur agenda. Ils auront bien essayé de la faire disparaître, mais le contexte a rendu ça impossible. Ce n’est pas gagné pour autant, il reste plein de moyens de ne pas la voter. Et ensuite, il sera aisé de ne pas lui donner les moyens de ses ambitions. Austérité, dette, économies à faire... sur le dos des pauvres et des femmes.

Extrême droite : Le FN fait tranquillement son trou grâce aux mesures antisociales à répétition et en profitant de l’inertie des mouvements sociaux qui restent pour partie figés dans l’attente de solutions politiques traditionnelles (mais où est donc l’homme providentiel – qui ne peut être une femme ?) et de l’attentisme de partis prétendument progressistes occupés à la chasse aux postes.

Sexisme  : Le monde politique « de gauche  » (extrême ou pas) s’extasie devant le gouvernement grec où il n’y a pourtant aucune femme.

Racisme : Les migrantes sont de plus en plus mal accueillies en France (ou plutôt pas accueillies). Plus d’asile pour les femmes violées et battues en République démocratique du Congo, plus d’asile pour les mères de fillettes menacées d’excision, plus de logement...

Tout cela n’est qu’un bilan très partiel de la catastrophique situation en France. Le reste du monde fait le même sort désespérant aux femmes.

Nous serons dans la rue le 8 mars pour crier notre colère. Mais nous sommes aussi dans les luttes féministes chaque jour. Et nous devons être dans les luttes syndicales et politiques, pour y pousser le combat antipatriarcal. Pour enfin abattre ce système qui vit de l’exploitation des femmes et utilise la violence pour les contraindre.

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