Livre : Fraters, « Réfractaires à la guerre d’Algérie »

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À partir de 1960 et jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie, une trentaine de jeunes appelés sous les drapeaux vont refuser le service militaire en Algérie, en se réclamant de l’Action civique non-violente (ACNV, structure créée en 1957 dans la mouvance de la communauté chrétienne de l’Arche) ; ces réfractaires qui s’appuient sur des motifs de conscience pour s’opposer à la guerre coloniale, vont subir les procès et pour certains la prison. C’est cette histoire que l’ouvrage d’Erika Fraters (un pseudonyme collectif, anagramme du mot “réfractaires”, derrière lequel on trouve un certain nombre d’acteurs de ce combat) entend retracer.

Bien que les options de l’ACNV (pacifisme, revendication d’un service civil en Algérie, refus de soutenir la lutte armée des indépendantistes algériens) soient bien éloigné(e)s de celles défendues pendant la guerre d’Algérie par la Fédération communiste libertaire (internationalisme révolutionnaire, soutien matériel au Mouvement national algérien puis au Front de libération nationale) dont nous nous réclamons, les réfractaires non violents ont toute leur place dans l’histoire du combat anticolonial.

  • Erika Fraters, préface de Jean-Jacques de Félice, Réfractaires à la guerre d’Algérie, 1959-1963, Syllepse, 2005, 18 euros.
 
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