Lutte contre la loi de prévention de la délinquance

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Le 10 octobre (journée nationale d’action contre la loi de prévention de la délinquance) se tenait à Rennes un rassemblement qui a réuni près de 300 personnes à l’appel du Collectif rennais de résistance sociale (Correso). Ce collectif regroupe depuis deux ans des syndicats des milieux professionnels concernés (SUD Collectivités territoriales, Sud santé-sociaux, SUD éducation), des associations (LDH, FCPE) et des professionnel-le-s en tant que tels (étudiant-e-s, éducateurs/trices...).

Si la mobilisation du 10 octobre a été plutôt positive vers un élargissement de la mobilisation, on peut tout de même regretter la non-présence de syndicats autres que les SUD (dans le collectif et au rassemblement), ainsi que la présence quasi exclusive de professionnel-le-s des milieux socio-éducatifs.

En effet si l’aspect “ dégradation des conditions de travail ” de ce projet de loi n’est pas sans importance, il reste que l’aspect “ renforcement du contrôle social ” (remise en cause du secret professionnel, rôle de flic...) et en particulier sur les populations les plus précaires constitue le fond du texte.

D’où la nécessité aujourd’hui de developper des initiatives publiques (meetings, rassemblements...) à travers ce genre de collectifs afin d’élargir la mobilisation. Faire prendre conscience que le développement organisé par les classes dirigeantes d’un état policier et totalitaire n’est pas de l’ordre du fantasme ou de la paranoia, mais est bien réel politiquement.

Si la lutte contre les politiques sécuritaires, en général, est bien trop souvent circonscrite soit à des professionel-le-s concerné-e-s soit à des problèmes bien précis , il y a sans doute possibilité aujourd’hui de cristalliser autour de la lutte contre cette loi, une dénonciation et un rejet plus large et plus massif des politiques sécuritaires.

AL Rennes

 
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