Menace fasciste : Les bras droits se tendent à Lyon

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La situation de l’extrême-droite à Lyon inquiète par sa violence. Face à cela, les antifascistes s’organisent.

Samedi 9 avril s’est tenue à Lyon une manifestation antifasciste qui avait pour but de dénoncer l’installation d’un local néo-nazi en ville et protester contre l’emprise violente des fascistes sur la ville.

La manifestation a rassemblé entre 1 500 et 2 000 personnes, les participants étant plus que jamais décidés à combattre la peste brune au quotidien. De nombreux syndicats et organisations politiques ont répondu présents. Il faut rappeler l’importance du travail qu’assurent les organisations antifascistes telles que le Collectif de vigilance antifasciste 69, les Voraces et Riposte antifasciste autonome et libertaire (RAFAL). C’est grâce à ces organisations qu’une partie de la population lyonnaise est sensibilisée politiquement à leur lutte.

Une poussée de violence

Cependant, avec la complicité de la municipalité lyonnaise, le nombre de militants d’extrême droite augmente : identitaires, Lyon dissident, Bad gones etc. Leur nombre est estimé à plusieurs centaines de personnes prêtes à tenir la rue de manière violente. Ils bénéficient de deux locaux : l’un identitaire, l’autre néo-nazi, où le salut bras droit tendu est de mise, sans réaction de la mairie. Durant le mouvement social de l’hiver dernier contre la réforme des retraites, l’extrême droite a organisé une manifestation « anti-racailles », et, en bon nervis du capital, les fascistes se sont dirigés devant un piquet de grève pour le détruire.

Devant celui-ci, 9 militants antifascistes seront arrêtés par la police et écoperont d’amendes pour avoir voulu se défendre contre 150 militants d’extrême droite avec des barres de fer.

Les fascistes, arrêtés avec armes seront quant à eux relâchés. Conséquence, le nombre d’agressions contre des militant-e-s ou des personnes dont le tort est de ne pas être blanc ou hétéro, augmente. Tentative de meurtres par lynchage en règle contre deux militants à Villeurbanne, agression au cutter d’une militante lycéenne, tirs de gomme-cogne sur 3 lycéens antifascistes, la liste n’est pas exhaustive.

Organiser la résistance

Malgré cela les antifascistes lyonnais sont toujours présents et de plus en plus nombreux. De nombreux libertaires sont actifs dans cette lutte lien avec leur investissement syndical et politique, ouvrent des squattent sociaux et s’opposent ainsi contre son frère jumeau, le capitalisme, et c’est bien ça qui dérange l’extrême droite et plus largement la municipalité.

Alternative libertaire entretient des liens avec ces militants, et continuera à les soutenir dans leur détermination à détruire la réputation d’un Lyon fasciste.

Romain (AL Marseille)

 
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