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Montpellier : un adieu ému à Olivier Fulcrand

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Mardi 4 septembre, ses camarades, sa famille et ses proches rendront un dernier hommage à Olivier, emporté par un cancer à la fin de l’été. Il manquera à toutes et tous les amis de la liberté, de l’égalité et de la solidarité.

Le milieu militant de l’Hérault était habitué à sa grande silhouette, à sa conversation enjouée, à son phrasé nerveux, à ses coups de sang aussi, parfois. Car Olivier était un camarade entier.

Il avait fait ses premières armes en 1973, dans le mouvement lycéen contre la loi Debré. Il était alors un des animateurs de la contestation au lycée Robert-Schuman de Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Peu de temps après, il rejoignait l’Organisation révolutionnaire anarchiste, ancêtre d’Alternative libertaire.

Dans les années 1980-1990, Olivier s’était éloigné du mouvement libertaire. Il y fit son retour vers 2003, en adhérant à AL, à Montpellier. Travailleur précaire, le plus souvent dans le bâtiment, vivant chichement, il déployait son action solidaire sur de multiples fronts : avec les sans-papiers, au pied de la prison de Villeneuve-lès-Maguelone lorsque José Bové, Jules et bien d’autres y furent incarcérés, au sein des faucheurs volontaires d’OGM, pour la Palestine lors de l’opération Un bateau pour Gaza, aux côtés des migrantes et des migrants...

Soutien très actif aussi des étudiants lors de la lutte contre le CPE, notamment contre la répression, il était également une figure du Collectif résistance et offensive anticapitaliste (CROAC) de Montpellier, ainsi qu’un militant très actif du comité local de soutien aux inculpé.es de Tarnac. Plus globalement, il était de tous les collectifs et manifestations du mouvement social montpelliérain.

En décembre 2015, lors des manifestations en marge de la Cop 21, il apparaissait dans ce reportage de Là-bas si j’y suis (entre 1’30’’ e 2’), fidèle à lui-même.
Cliquer pour l’écouter.

Depuis l’été 2017, un cancer l’avait éloigné des luttes, mais dès qu’il en avait la force il rejoignait ses camarades aux rassemblements, en fin de manif, etc. Il était encore présent en juillet 2018 aux Rencontres d’été d’AL, dans l’Aveyron.

Dans cet Aveyron, où il avait vécu durant plusieurs années, il avait participé activement aux rencontres du Roucous, un lieu de vie qui garde le souvenir d’un militant mettant en pratique ses convictions, et où ses contacts avec les permanent.es comme avec les accueilli.es étaient très vivants. Son aide et ses retours à chaque passage permettaient de mieux percevoir les évolutions des jeunes.

La maladie a finalement eu raison de lui, le 30 août, dans sa 62e année. Il aurait tellement aimé voir grandir son petit-fils, Milo.

Alternative libertaire – comme le Roucous, le NPA 34, le comité BDS 34 et la CGA Montpellier, qui ont salué sa mémoire – gardera de ce camarade un souvenir ému. Que sa famille et ses proches soient assurés de notre soutien dans ce moment douloureux.

Jean-Marc (AL Toulouse), Nunu et Jean-andré (AL Aveyron),
Matt (AL Montpellier), Franck (AL Valenciennes)

Photo : congrès d’AL de 2015 à Pont-du-Gard.

 
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