Point de vue : De l’inégalité à la décohabitation




Inégalités de salaires, travail domestique… Il existe pourtant une solution simple pour vaincre le patriarcat : la décohabitation.

Toutes choses égales par ailleurs, il reste une différence de salaire inexplicable entre les hommes et les femmes, due à l’idée ancrée chez tout le monde, employeurs et salarié-e-s, que le salaire des femmes est un salaire d’appoint, qu’il y a un homme censé pourvoir à la vie matérielle de sa femme.

C’est à plus de 80 % des femmes qui se voient contraintes d’accepter des boulots à temps partiel. Le capitalisme, y s’en fout que ce soit des hommes ou des femmes, il a besoin de main-d’œuvre à mal payer, à faire bosser à temps partiel. Si les femmes se voient proposer des temps partiels, c’est au nom de leur besoin de concilier vie familiale et vie professionnelle. Dans le bon sens commun, les femmes ont d’abord une vie de famille, et ensuite, éventuellement un boulot.

Exploitation à tous les étages

Les femmes se tapent l’énorme majorité du travail domestique, ménager et de production « familiale » (exploitation agricole, secrétaire du libéral, caissière du boulanger...) totalement gratuitement pour le ménager, souvent mal payé et sans statut pour le travail de production.

Les boulots de care (soin), sauf chirurgiens, sont confiés en grande majorité à des femmes. Parce que c’est les mêmes tâches que celles qu’elles accomplissent à la maison : cuisine, ménage, soins aux personnes, garde des enfants... Du coup, tâches de femmes, boulots de femmes, conditions indignes et salaires de merde. La violence dite conjugale n’est pas en baisse, le foyer est l’endroit le plus dangereux pour les femmes. Des contraintes considérables pèsent sur les femmes en matière d’apparence. Pour être séduisante pour les hommes. Les femmes peinent à mener carrière professionnelle ou carrière militante comme les hommes, parce que « qui c’est qui va garder les enfants ? ».

Les plaisirs de la décohabitation

Il n’est pas besoin d’être persuadé que le patriarcat est le système d’oppression économique au sein du foyer pour constater, comme le prouvent les exemples ci-dessus, son ancrage dans la vie en couple et en famille. La solution est évidente pour combattre le patriarcat : il faut que les femmes décohabitent d’avec les hommes.

Qui dira le plaisir d’une relation amoureuse où tu peux, femme, savourer les petits plats fait par ton homme sans avoir fait les courses avant et sans devoir faire la vaisselle après ? Faire l’amour avec un homme dont on n’a pas lavé le caleçon et repassé la chemise, n’est-ce pas plus beau ? Certes, vivre dans deux logements c’est plus cher. Organisons donc des cohabitations non mixtes et joyeuses.

Pour les enfants, vivre ensemble c’est plus pratique. La plupart des couples vont se séparer et organiser éventuellement dans la colère et le ressentiment, la garde conjointe, partagée... de la portée. Autant le prévoir quand on s’entend bien. Cette solution n’a que des avantages, à titre individuel pour chaque femme et à titre collectif pour faire changer l’image de ménagères, femmes de et inférieures globales, des femmes. Dans 200 ans, le sexisme sera un souvenir étrange et on pourra recohabiter.

Christine (AL Orne)

 
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