Reconstruire les outils de nos luttes

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Salarié-es du privé, fonctionnaires, précaires, chômeurs et chômeuses, étudiant-es ou retraité-es, nous sommes toutes et tous dans le viseur des projets de Macron. Comment construire le « toutes et tous ensemble » pour stopper l’offensive de la bourgeoisie portée par le gouvernement Macron ?

Redonner confiance dans les luttes collectives

Rien n’est pire que nier les difficultés. Le poids du chômage et de la précarité pèsent sur la vitalité des syndicats dans chaque entreprise et freinent l’extension des grèves. Le recul des traditions militantes combatives va de pair. Pour redonner confiance dans la force de la lutte collective nous devons tirer les leçons de nos échecs en 2010 et 2016. D’abord admettre ce constat : les grosses manifs, même massives, et les journées de grèves à répétition ne suffisent plus pour gagner. L’enjeu est donc bien de construire une contestation permanente, reconduite au quotidien jusqu’à la victoire. Mais comment atteindre la grève générale dans les conditions d’aujourd’hui ?

L’étincelle

Parfois c’est de la combativité d’un seul secteur professionnel ou de la jeunesse scolarisée que vient l’étincelle qui entraine tout le monde. De ce point de vue la journée du 21 septembre devrait être, partout où le rapport de forces le permet, le début d’une grève reconductible dans un maximum de secteurs. Mais l’étincelle, c’est chacun et chacune d’entre nous qui doit aussi bien la porter dans son atelier, son service, sa classe, son bureau, sa ville. Il ne suffit pas de chanter la grève générale pour qu’elle arrive ; encore faut-il la préparer et l’organiser avec ses collègues. Et ça commence par des réunions, des discussions, des Assemblées Générales. Regagner le droit de se réunir sur le temps de travail à la barbe du patron ou des cadres qui refusent l’entrée de la cantine... Nous sommes chez nous ! La première étincelle est souvent une toute petite chose, un tract collé sur la machine à café...

Grève, blocage, sabotage

La journée de grève est trop souvent gaspillée à piétiner derrière les camions à sandwichs. Elle doit au contraire être utile à réfléchir aux suites, au renforcement et à l’accélération de la mobilisation, service par service, entreprise par entreprise. L’occasion d’AG dans les zones industrielles et dans les villes pour rencontrer les salariés des autres secteurs, et d’autres syndicats. Et quand le rapport de forces est trop faible pour décréter la grève reconductible, les équipes les plus énergiques doivent imaginer d’autres modes d’action : blocages, filtrages, ralentissement et sabotage de l’activité économique.


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Démultiplier

Pour un mouvement incluant l’ensemble des jeunes, des précaires, des retraités... il faut que partout se montent des Assemblées Générales par ville, capables d’impulser toutes actions qui puissent démultiplier les initiatives visant les zones industrielles et les axes majeurs de transport. En région parisienne par exemple ne faut-il pas alterner les manifestations centrales à Paris avec des journées de manifestations de proximité qui permettraient d’entrainer plus facilement les collègues qui travaillent et vivent loin de la capitale ? Même chose dans tous les régions…

Autogestion

C’est dans ces formes de gestion collective des luttes que chacun et chacune prend confiance et peut s’investir, être utile. C’est aussi la meilleure école pour rendre crédible le projet de construire une société débarrassée des chefs et des patrons !

 
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