Rencontres d’été 2018 : Changement d’échelle

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Près de 150 personnes ont participé, cette année, aux Rencontres d’été d’AL : une semaine d’échanges, de formation, de détente. L’occasion de se retrouver dans un cadre ­différent, de mettre des visages sur des noms, de partager des expériences et des moments de convivialité.

Après avoir été accueillies, pendant plus de quinze ans, à la « République populaire du Roucous », un lieu de vie en Aveyron, les Rencontres d’été ont déménagé cette année non loin de là, sur un site à la capacité plus élevée : Bécours. Ce hameau en ruines a été acheté en 1980 par les Éclaireuses et Éclaireurs de France (EEDF), qui l’ont superbement réhabilité. Les discussions avec nos hôtes ont d’ailleurs été très conviviales et augurent bien de l’avenir. Alternative libertaire envisage en effet d’ouvrir plus largement ces Rencontres d’été, et donc de relever le plafond des inscriptions dès l’année prochaine. Dans quelles limites ? C’est en débat.

Dans le cadre du processus de discussion en cours (lire Alternative libertaire du mois dernier), une vingtaine de camarades de la Coordination des groupes anarchistes (CGA) ont pleinement participé à ces Rencontres, et de l’avis général, ce fut un moment fort.

A l’international, nous avons reçu Nathaniel Clavijo, de la Fédération anarchiste urugayenne (FAU), ainsi que José Manuel Muñoz Póliz (secrétaire général de la CGT espagnole) et Sandra Iriarte (Relations internationales de la CGT-E), et bien sûr les camarades d’AL Bruxelles, qui se posent la question de construire leur ­propre organisation communiste libertaire en Belgique.

Autres invité.es : deux camarades aveyronnais de l’Amassada venus raconter la lutte contre ­l’éolien industriel et le mégatransformateur de Saint-Victor ; Pierre Stambul (Union juive française pour la paix) sur la situation en Palestine ; Daniel Guerrier sur les enjeux anticolonialistes en Kanaky ; l’historienne Ludivine Ban­tigny pour une soirée spéciale Mai 68 de haute qualité.

Le programme, trop dense pour être intégralement rendu ici, a alterné petits ateliers (rédaction-maquettage de tract, prise de parole en public...) et temps de débats larges – de plus en plus influencés par les méthodes de l’éducation populaire. On y a abordé le syndicalisme, la question sociale et les perspectives de luttes à la rentrée ; le féminisme et l’idée de grève des femmes (Sandra a décortiqué l’expérience espagnole) ; les luttes écologistes et la question des ZAD ; la solidarité internationale (Kanaky, Palestine, Chiapas) ; les luttes dans la jeunesse et le syndicalisme étudiant ; l’interaction entre les mouvements sociaux et l’organisation communiste libertaire, avec un coup de projecteur sur l’especi­fismo (une pratique organisationnelle exposée par le camarade de la FAU)...

Ce compte rendu serait incomplet sans un coup de chapeau au groupe AL de l’Aveyron, sans qui rien n’aurait été possible, et à celles et ceux qui ont piloté la cuisine (locavore, inventive et succulente), la librairie (pléthorique) le bar (et sa programmation musicale inattendue) et la soirée festive de clôture. Rendez-vous à l’été 2019, ce sera encore mieux !

Des participantes et des participantes à l’édition 2018

 
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