Retrait immédiat des troupes US et britanniques en Irak

Version imprimable de cet article Version imprimable


Les opposant(e)s à la guerre le disaient depuis des mois : le peuple irakien sera la première victime d’une guerre en Irak.

Depuis le 20 mars les armées de Bush et de Blair ont déjà assassiné et blessé des milliers d’Irakiennes et d’Irakiens. Le régime dictatorial de Saddam Hussein loin d’être écrasé, résiste et s’efforce d’instrumentaliser la colère du peuple irakien pour se maintenir.

L’Irak connaît une véritable catastrophe humanitaire.

Il n’y a donc qu’une solution pour mettre fin à ce massacre : l’arrêt des bombardements et le retrait immédiat, total et inconditionnel des troupes américaines et britanniques d’Irak.

C’est ce que demande la population irakienne qui souffre des bombardements, de la dictature et de près de 13 années d’embargo.

Une guerre qui en annonce d’autres

La force du mouvement antiguerre qui se développe partout dans le monde a permis de retarder de plusieurs mois cette guerre. Cela a sans doute permis d’éviter les 6 semaines de bombardements intensifs qui avaient précédé l’intervention au sol de la coalition onusienne en 1991.

Aujourd’hui il est urgent de développer partout dans la jeunesse, les entreprises, les quartiers la contestation antiguerre pour stopper la busherie le plus vite possible.

Manifestations, grèves, désobéissance civile, blocages des convois militaires à destination de l’Irak... peuvent contribuer à stopper cette guerre et mettre en difficulté les gouvernements criminels qui y sont engagés.

Elle doit aussi avoir pour objectif d’éviter les guerres à venir annoncées par Bush contre l’Iran et la Corée du Nord.

En France aussi nous devons amplifier la mobilisation pour obtenir de Chirac qu’il revienne sur son autorisation d’ouvrir l’espace aérien français à l’aviation militaire de la coalition américano-britannique.

En effet, ce n’est pas parce que Chirac a opté pour une posture « antiguerre » que sa politique doit faire illusion.

En ouvrant l’espace aérien français, il aide délibérément l’effort de guerre de Blair et Bush en Irak.

En demandant que l’ONU ait en charge la reconstruction de l’Irak, il essaye de positionner au mieux la puissance impérialiste française dans le partage du gâteau à venir.

En se préparant à recevoir les assassins Bush, Blair et Poutine à Évian pour le G8 (1-3 juin), il s’apprête à faire de ce G8 un conseil de crise entre puissances impérialistes si la guerre continue ou un sommet pour le partage de la planète entre grandes puissances si la guerre est finie.

Une guerre qui en cache une autre

Il est par ailleurs évident que la posture « antiguerre » de Chirac a bon dos quand il se sert de la popularité qu’elle lui confère pour renforcer les politiques sécuritaires contre les jeunes et les immigré(e)s et amplifier une politique de liquidation des retraites, des services publics, de l’emploi et de la sécurité sociale.

A cela il faut ajouter les déclarations des gouverneurs des banques centrales des grandes puissances qui annoncent une récession économique en cas de prolongation de la guerre en Irak, ce qui signifie plus d’inflation, plus de licenciements, moins de pouvoir d’achat, moins de protection sociale et plus de répression et de pénalisation de la pauvreté partout dans le monde.

Nous ne devons donc pas seulement combattre cette guerre parce qu’elle constitue un désastre pour le peuple irakien mais aussi parce qu’elle renforce la domination du capitalisme sur l’ensemble des travailleurs(ses) et de la jeunesse.

Alors oui il faut transformer cette guerre impérialiste en une véritable offensive contre le capitalisme et se battre pour un monde débarassé de l’oppression et de l’exploitation !
- Arrêt des bombardements, retrait immédiat, total et inconditionnel des troupes américaines et britanniques d’Irak ;
- Aucune participation française de quelque nature que ce soit (soutien logistique, transport, ouverture de l’espace aérien, partipation de l’Irak prévue après la guerre...) ;
- Justice en Palestine ;
- Non aux guerres et aux interventions en Tchétchénie, en Côte d’Ivoire et en Palestine ;
- Levée sans condition et immédiate de l’embargo sur l’Irak ;
- Solidarité avec les peuples victimes des dictatures en Irak comme ailleurs ;
- Droit à l’autodétermination des peuples ;
- Pour un désarmement et une démilitarisation du monde.

Libertaire, égalitaire, une révolution reste à faire.

 
☰ Accès rapide
Retour en haut