Solidarité avec Brahim Fillali

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Nous avons appris que Brahim Fillali avait débuté une grève de la
faim le 23 avril.

Nous savons que cela est dû au fait qu’il ne peut exercer son droit à
la libre expression à travers son métier de journaliste.

Brahim Fillali dérange parce qu’il lutte pour un monde débarrassé de
l’exploitation, de l’oppression et du mensonge.

Ce combat, il le paye au prix fort aujourd’hui. Plus de journal, plus de
travail, plus de logement.

Depuis plusieurs années, ses idées lui valent d’être mis au ban de la
société marocaine par les bien-pensants.

Nous savons aussi qu’en signe de protestation, il compte mettre fin
à ses jours, le 1er Mai, journée internationale de lutte des
travailleuses et travailleurs, si les pressions, les attaques, les
agressions dont il est victime depuis des années ne cessent pas.

C’est quelque chose que nous ne pouvons accepter. Et si cette mort
devait intervenir, nous vous – vous le pouvoir marocain – en
tiendrions pour seul responsable, car il vous appartient que cette
situation de violations permanentes des libertés cesse.

Vous vous croyez puissants parce que vous possédez le pouvoir de
l’argent, pouvez compter sur une police qui vous protège telle une
milice et sur une justice qui ferme les yeux sur les violations des
droits humains, mais il est une valeur bien supérieure à toutes celles
que vous défendez. Elle a pour nom liberté, constitue une limite
dérangeante à votre pouvoir et finit bien souvent par emporter les
despotes barricadés dans leurs palais dorés.

Comptez sur nous ainsi que sur toutes les organisations
progressistes de France et du monde pour faire une nouvelle fois la
lumière sur vos mœurs et pratiques politiques tant qu’il existera des
Brahim Fillali au Maroc. Car vous pouvez ignorer son appel et le
laisser mourir, nous savons qu’il y aura d’autres Brahim Fillali qui
reprendront son combat tant que le Maroc se confondra avec
l’arbitraire, l’autoritarisme et la dictature du capital.

Alternative libertaire

Paris, le 28 avril 2007

 
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