Total ou le capitalisme bien compris !

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Total, premier groupe français par le chiffre d’affaires (180 milliards d’euros) et la capitalisation boursière (89 milliards). Profits en 2008 : 14 milliards d’euros

Suppressions de postes prévues en France :

- 306 dans la pétrochimie en 2012, 130 à Gonfreville l’Orcher en Seine-Maritime, 64 à l’usine de Carling en Moselle, 25 au pôle de recherche et développement de Mont/Lacq dans les Pyrénées-Atlantiques, 33 postes au siège social à La Défense avec postes, 54 postes à l’usine de Notre-Dame-de-Gravenchon en Seine-Maritime qui va fermer

- 259 dans le raffinage d’ici 2013 (dont 199 à Gonfreville)

Soit 555 postes.

555 emplois à, disons très généreusement, 36 000 euros par an. Le bénéfice 2008 permettrait de les payer pendant au moins 700 ans !

Un quelconque sondo-baromètre affirme que 60% des français-es ont une mauvaise image de Total. Avant cette annonce. C’est peu, 60%.

Ces suppressions de postes ne sont ni un scandale (« scandaleux » Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi), ni un choc (« choquant » Martine Aubry) mais la continuation normale d’un capitalisme bien compris.

Ne pas vouloir assumer les conséquences des marées noires (Erika), être complice des dictatures (Birmanie), licencier malgré des bénéfices records, tout cela est fort normal pour Total. Parce que la vocation d’une entreprise n’est pas le bien des salarié-es ou des humain-es en général. Mais l’enrichissement de ses actionnaires.

Les cris indignés de celleux qui ne veulent pas la disparition du capitalisme ne sont qu’hypocrisie.

C’est aux salarié-es de Total d’agir pour que les profits 2008 rentrent dans leurs poches de salarié-es. Par des embauches, aucun licenciement, une augmentation massive des salaires.

C’est à l’ensemble du monde du travail et du chômage d’exiger une imposition réelle des bénéfices. Et une utilisation de l’impôt qui profite à toustes, pas aux banques.

Et il est probable que la journée du 19 mars n’y suffira pas. On fait quoi ?

Christine R. (AL Orne)

 
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