Rojava : sécurité et justice de proximité

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Au sein de la Fédération démocratique de Syrie du nord, le système de police et de justice est organisé de façon fédéraliste : il privilégie donc toujours le plus petit échelon pour la résolution des litiges.

La police de base est constituée des Forces de défense civile (HPC), formées de bénévoles élu.es par le village, le quartier, en tout cas la communauté de proximité. L’idée est qu’une force de sécurité composée de gens connus et approuvés par la communauté peut maintenir le respect et la compréhension mutuels essentiels à la résolution des conflits. Avant d’obtenir une arme, chacune et chacun doit réussir une formation au féminisme et à la résolution non violente des conflits.

Toutes les autres forces de sécurité civile sont basées sur le même modèle, qu’il s’agisse des Asayish (rémunérés, ils et elles gardent les bâtiment publics et les check-points), de la Trafîk Polîs (sécurité routière) et des Jin Asayish (non mixtes, elles assurent la protection des maisons des femmes, et traitent les violences faites aux femmes).

Au premier niveau judiciaire se trouvent les « comités de paix et de consensus » constitués par 7 membres de la commune pour tenter de résoudre les crimes mineurs et les conflits. Un comité féminin non mixte traite exclusivement des droits des femmes, des violences domestiques, sexistes, des divorces et de la garde des enfants.

Si la peine de mort a été abolie, les prisons existent toujours. En septembre 2015, Amnesty International y avait dénombré environ 400 détenu.es, en grande majorité pour leurs liens avec Daech.

Suivant le principe de la justice restaurative, les prisons proposent de faire dialoguer victimes et auteurs de violences, dans le but de réintégrer ces derniers, et de recréer le tissu social déchiré par la guerre civile.


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