Constitution européenne : Alternative libertaire se mobilise

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La campagne d’Alternative libertaire a commencé. L’engouement qu’elle suscite ne peut que nous encourager à redoubler d’efforts pour battre la Constitution capitaliste de l’Europe. Bref aperçu.

À deux mois du référendum, nous ne pouvons qu’être satisfaits de l’avancement de la campagne rouge et noir contre le Traité constitutionnel. Non seulement les collectifs AL de tout l’Hexagone et d’outre-mer sont sur la brèche, mais un certain nombre d’individus et de collectifs non affiliés à AL se saisissent du matériel de campagne (affiches, autocollants, quatre-pages argumentaires...) pour intervenir dans les départements où AL n’est pas encore implantée. Dans les manifestations de salarié(e)s du 5 février, du 10 mars, et celle de Guéret le 5 mars, notre expression a été très bien reçue. « Même les anarchistes se battent contre la Constitution ! » pouvait-on parfois entendre dans la bouche de militant(e)s qui pensaient que l’anarchisme se réduisait à l’abstentionnisme.

En dépit d’un discours par endroits un peu « pâle », les collectifs unitaires pour un « non » social remplissent parfaitement leur rôle à partir du moment où ils sont des outils de mobilisation à destination du grand public. À Rennes, à Lille, à Mulhouse, à Tours, à Paris, à Aurillac, partout où le cadre le permet, les militant(e)s d’AL y participent. En Aquitaine, c’est un axe AL et CNT qui incarne l’opposition rouge et noire. À Paris, une première réunion publique s’est tenue rue d’Aubervilliers, dans nos locaux, le 10 mars. Nous en tiendrons une nouvelle le 1er mai, dans le cadre de la fête d’AL.

Même à Cayenne !

En Guyane, où AL existe depuis quelques mois, nous sommes la première organisation à avoir soulevé le problème. La campagne commence donc à avoir de l’écho également outre-mer, avec néanmoins un paradoxe : certes le Traité constitutionnel va impacter les colonies des divers États européens, mais les organisations anticolonialistes ont plutôt tendance à se positionner pour l’abstention, arguant que les Guyanais n’ont rien à voir avec l’Europe. C’est par exemple le discours - tout à fait légitime par ailleurs - de l’Union des travailleurs guyanais (UTG) et du Mouvement de la décolonisation et de l’émancipation sociale (MDES), que côtoie AL au sein d’un comité de coordination anticolonialiste.

En attendant, nous n’avons pas encore mis à la coalition UMP-PS-Medef-CFDT la claque qu’ils méritent...

Il est encore temps de commander le matériel de campagne ! Le matraquage médiatique ne nous laisse que les murs pour nous exprimer, alors allons-y !

Guillaume Davranche (AL Paris-Sud)

 
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