politique

Guéret : Cadenas contre défense nationale, le procès

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La grotesque affaire du cadenas sur la gendarmerie d’Eymoutiers a été jugée le 3 septembre à Guéret. Le procureur s’est trouvé bien en peine de prouver qu’il y avait là matière à « nuire à la défense nationale » !

Deux cent personnes étaient venues exprimer leur solidarité à l’unique inculpé d’avoir voulu « nuire à la défense nationale ». Après quelques recherches, les militants de l’Assemblée populaire de la montagne limousine ont retrouvé dans les archives un autre cas de recours à ce chef d’inculpation qui s’était déroulé en mai 1956 dans un autre village du Plateau, à la Villedieu. Il s’agissait de jeunes militaires appelés en Algérie et qui refusaient de prendre l’uniforme colonial : trois militants avaient alors été condamnés, dont le maire communiste du village.

Guéret 2015, le procureur, visiblement pas très à l’aise de n’avoir qu’un simple cadenas comme argument, n’a pas osé requérir au-delà d’une amende de 1.000 euros, et encore, avec un sursis ! Rendu du jugement le 8 octobre. « Nuire à la défense nationale » est donc à la portée de toutes les bourses !

On pourrait penser qu’on s’enfonce un peu plus dans le grotesque mais ce dossier n’est en rien une farce. C’est un pare-feu politique conçu, comme la récente loi « renseignement », pour contenir préventivement les explosions sociales que la politique gouvernementale va finir par produire. Harceler juridiquement les militants pour cadenasser la révolte : voilà la méthode Hollande.

Jean-Yves (AL 93)

 
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