Journée de convergence : Toute l’écologie dans la rue

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Date mondiale pour les collectifs Gaz de schiste, mobilisation nationale anti-Tafta, manif antinucléaire, le 11 octobre sera sous le signe des luttes écologistes et anticapitalistes.

Pour les collectifs anti-gaz de schiste, le samedi 11 octobre sera une double date de mobilisation : c’est la troisième journée mondiale contre le fracking (la fracturation hydraulique), dite Global Frackdown, très investie en 2012 et 2013 pour sensibiliser la population aux risques et aux aberrations de l’extraction ; l’événement se couple avec la mobilisation contre les différents accords de libre-échange du grand marché transatlantique, puisque les maigres normes environnementales qui protègent encore l’Europe des sociétés pétrolières sont directement attaquées [1]. Et ce à très court terme, puisque le Ceta (accord Union européenne-Canada) qui sera paraphé par les deux parties le 25 septembre, est le précurseur politique de l’accord entre l’Union européenne et les États Unis, portant en lui le même flou dans les formulations du droit, et les mêmes menaces d’arbitrage systématique en faveur des intérêts commerciaux.

TAFTA, CETA, TISA… le capitalisme totalitaire

Le TAFTA et autres accords de libre-échange sont l’offensive capitaliste libérale la plus globale qu’on ait vue depuis longtemps pour imposer une gouvernance mondiale régie par les acteurs du marché. Donnons ici des nouvelles de la lutte plutôt qu’une analyse redondante. Le collectif national et le réseau européen vont peut-être poursuivre symboliquement ­l’Initiative citoyenne européenne – collecte d’un million de signatures dans sept pays d’Europe pour l’arrêt des négociations TAFTA-CETA jusqu’à une vraie information publique – malgré son rejet par la Commission européenne en septembre. Mais peu de collectivités (73 en France) se sont déclarées « hors Tafta », second volet de la campagne nationale. Pour les 82 collectifs locaux et le réseau européen, l’enjeu du 11 octobre est de faire grossir le mouvement par l’information, les actions visibles sensibilisant aux conséquences de la dérégulation à venir, voire le ciblage des multinationales qui participent d’ores et déjà à « conseiller » les partenaires [2] . Car le mouvement reste pour l’instant cantonné aux milieux militants et syndicaux, et a besoin d’être soutenu par une aspiration de masse. Néanmoins, les rapprochements se font de plus en plus nombreux avec d’autres luttes, notamment écologistes, sur plusieurs problématiques : ­l’agroalimentaire (ferme des 1000 vaches, anti-OGM, filières locales…), le marché des énergies ou encore la protection des milieux. Mais tout le mouvement social, syndical, anticapitaliste est concerné. Alternative libertaire appelle à manifester le 11 octobre.

Convergences au hasard du calendrier

À Paris se tiendra enfin une manifestation antinucléaire à deux jours de l’inauguration du salon mondial du nucléaire au Bourget (voir article ci-dessous), qui convergera avec celle contre le Tafta sur la place de la République.

Mouchette (commission écologie)

[1Voir Alternative libertaire d’avril 2014

[2En bon lobbyistes qu’elles sont, 75 multinationales participent ainsi au TABC, Transatlantic Business Council, qui dialogue avec le TABD, le Dialogue transatlantique où siègent la Commission européenne et la chambre américaine des Députés.

 
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