L’Algérie debout contre la dictature

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Depuis début janvier, l’Algérie est le théâtre de manifestations et de violents affrontements entre la jeunesse et les forces de l’ordre. On compterait plusieurs morts et de nombreuses arrestations.

L’étincelle qui a mis le feu aux poudres est la hausse du prix des produits courants et la réduction des aides sociales. Certains produits comme l’huile, véritable produit national au même titre que le vin en France, ont vu leur prix augmenter de façon alarmante.

A la pauvreté et au manque de liberté s’ajoute donc un autre malheur. Des manifestations et des émeutes ont eu lieu spontanément à Alger, Bejaia, et dans les principales villes du pays. La jeunesse fortement touchée par le chômage est au premier rang.

Le régime en place ne s’intéresse guère au sort de la population algérienne, il n’est là que pour les intérêts des apparatchiks du FLN et des entreprises.

Issu de la vieille garde du FLN, Abdel Aziz Bouteflika est au pouvoir depuis 1999. Il peut être perçu comme un symbole de stabilité après des années de guerre civile. Stable, son régime l’est, il n’a aucun mal à se maintenir à la tête du pays et pour cause, à chaque élection il est élu avec des scores avoisinants les 90%...dés le premier tour !

Rares sont les journalistes qui osent dénoncer certaines de ses pratiques douteuses, car c’est la case prison. Rares aussi sont les chrétiens pouvant librement pratiquer leur culte, là aussi ce peut être la case prison dans certains cas. Mais rien de comparable avec les évènements de 2001-2002. En effet, ces premières années au pouvoir ont été marquées par le « printemps noir », mouvement pour le respect de l’identité kabyle et l’autonomie, où il est responsable de la mort de centaines de personnes et de milliers de blessés.

Rien d’étonnant donc a sa réponse actuelle : il a répondu par la violence comme il l’a toujours fait avec les effets que l’on sait.

Le président Abdel Aziz Bouteflika a toujours eu les mains libres dans son pays et ce n’est pas une opposition légale algérienne lâche et réformiste ou l’Union Africaine qui lui reprochera.

Audris (AL St Etienne)

 
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