L’antifascisme, c’est pas 15 jours tous les 5 ans !

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N’attendons pas un « 21 avril » régional pour nous mobiliser ! Il est temps de finir le boulot. Il est temps de redescendre dans la rue pour y balayer la menace fasciste.

C’est Le Pen qui a gagné ?

Loin de disparaître le 5 mai 2002 avec l’élection par chantage de Chirac, le danger de l’extrême droite est de plus en plus fort. Les idées du F-haine gangrènent depuis longtemps les partis institutionnels. La gauche l’avait montré avec les lois xénophobes de Chevènement et Vaillant, et la « Loi de sécurité quotidienne », liberticide et réactionnaire. Le gouvernement Raffarin poursuit dans la même voie en accélérant le rythme : lois d’exceptions, négation des libertés publiques et individuelles, criminalisation de toute contestation, en particulier des mouvements sociaux, chauvinisme affiché (le ridicule délit d’outrage au drapeau en étant la caricaturale illustration)...

L’extrême droite s’est également nourrie d’une politique de régression sociale directement dictée par le Medef. La politique libérale menée au seul profit des patron-ne-s et des possédant-e-s crée des situations de désespoir dans lesquelles des millions de gens se trompent d’ennemi : les responsables sont les politiques et les patrons, pas les immigré-e-s !

Pas une voix pour l’extrême-droite

L’extrême droite, ce n’est pas seulement le racisme. C’est surtout une politique antisociale. Rappelons-nous que Le Pen est richissime : l’intérêt des classes populaires et ouvrières est le cadet de ses soucis. C’est également la négation de toute forme de solidarité autre que raciale. C’est pourquoi les mouvements sociaux sont la meilleure forme de résistance pour faire reculer le F-haine, par les solidarités de classe qu’ils créent.

S’il n’y a pas que peu de différences d’orientation entre l’UMP au pouvoir et le F-Haine, il y a malgré tout encore une importante différence de vitesse et d’ampleur dans l’offensive raciste et antisociale. Le F-Haine ferait encore pire, encore plus vite, encore plus fort.

Que cela passe par le vote barrage, l’abstention ou le vote blanc, tout ce qui contribue à ce que pas une voix n’aille au F-Haine est bon à prendre pour éloigner l’extrême droite des leviers de pouvoir. A part les possédant-e-s, personne n’a intérêt à ce que la moindre parcelle de pouvoir soit entre les mains des frontistes.

Pas de quartier pour les fachos !

Car le danger existe réellement lors des prochains scrutins. Rappelons-nous que depuis les dernières régionales, le F-Haine fait la loi, par sa position d’« arbitre », en Rhône-Alpes, Picardie, Languedoc-Roussillon, Bourgogne, Ile-de-France ! La nouvelle magouille électorale concoctée par Sarkozy peut permettre à Le Pen de rafler la région PACA.

C’est d’autant plus inquiétant que la pseudo-décentralisation raffarinienne fait des régions des baronnies féodales aux pouvoirs étendus. En Alsace, en Ile-de-France, le F-Haine peut réussir des percées significatives. Ce n’était pas la peine d’être des millions dans la rue entre le 21 avril et le 5 mai 2002 pour ensuite retourner s’endormir des mois devant la télé, laissant le champ libre au F-Haine et à ses complices (conscients ou non) de l’UMP comme du PS. Où sont passés en particulier les centaines de milliers de jeunes qui occupaient alors les rues ?

Mais pour que celle-ci ne revienne pas rapidement, c’est une transformation radicale de la société qui est nécessaire. Pour rompre avec un système capitaliste dont les valeurs suprêmes sont l’égoïsme et la compétition, terreau de l’extrême droite.

 
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