Le capitalisme est une voie sans issue, sortons-en !

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De la crise financière entamée en 2007 à la catastrophe nucléaire de Fukushima, en passant par l’exploitation de milliards de personnes, les crises alimentaires dans le monde ou les situations de guerres impérialistes (Libye, Afghanistan, Irak), le système capitaliste révèle sa logique : pour les profits de quelques uns, on emmène l’ensemble de l’humanité et de la planète droit dans le mur !

Refusons de payer la facture de la crise !

En Europe les politiques de destruction des droits sociaux se multiplient. En France, les « affaires » (Woerth-Bettancourt, Alliot-Marie) révèlent une fois de plus les liens qui unissent le pouvoir d’Etat et les plus riches. Et malgré une illégitimité de plus en plus flagrante, les réformes réactionnaires continuent.

Dans ces périodes de crise, les bourgeoisies à la tête des grandes puissances ont toujours préféré jouer la carte du nationalisme et de la guerre plutôt que de voir leur pouvoir remis en question. Ce n’est pas pour rien que l’on a de plus en plus de mal à différencier droite et extrême droite.

Oui, il y a depuis des années des poussées fascisantes en Europe. Le repli nationaliste ne doit pas faire oublier la réalité économique : les capitalistes ne se sont jamais portés aussi bien. En France, les profits des 40 plus grosses entreprises sont de 82,5 milliards d’euros en 2010. Qui se goinfre avec le fruit du travail des salarié-e-s ? Les patrons et les actionnaires. Et qui nous dit qu’à cause de « la crise », on ne peut pas augmenter les salaires, qu’on doit licencier, délocaliser, et privatiser la sécurité sociale ? Les mêmes ! Nous ne nous y résignons pas !

Imposons une autre société !

Dans le monde entier des résistances à la domination capitaliste existent, le système semble craquer de toutes parts. Les mouvements populaires qui ont embrasé le Maghreb et le Machrek depuis le début de l’année montrent que la Révolution est toujours un phénomène d’actualité au XXIe siècle. Mais comment inverser la vapeur ? Comment imposer une redistribution des richesses massive ? D’autres choix énergétiques ? Comment sortir d’une société du chacun pour soi qui s’accommode du racisme et de la domination des femmes au quotidien ?

La récente défaite du mouvement social contre la casse des retraites renforce l’espérance de certain-e-s en un changement de société qui passerait par les élections. La solution électorale de 2012, comme auparavant, ne nous paraît pas crédible : les « socialistes » ou la droite ne portent pas les intérêts des exploité-e-s, ne peuvent pour répondre aux enjeux sociaux, politiques et environnementaux. Surtout, le système électoral et les institutions actuelles servent principalement à maintenir les intérêts des classes dominantes, tant en termes économiques que politiques.

Pour nous, communistes libertaires, seul un mouvement social auto-organisé, c’est à dire dirigé par celles et ceux qui le font, mouvement porteur d’un projet de société alternatif, émancipateur et égalitaire, écologiste et féministe, peut être à même de modifier en profondeur la situation.

Tract 01-05-11
 
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