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Lire : Mormeck, « À poings nommés »

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« T’es mort mec je tape aussi fort que Mormeck »...Voilà comment aurait pu débuter le récit de l’ex-boxeur Jean-Marc Mormeck dont il n’est pas nécessaire de rappeler le palmarès (trop long ça bousillerait l’article...). Bon pour commencer réellement le truc, Mormeck est issu des tours de Bobigny où il débarque de Guadeloupe à l’age de 6 ans. Il n’oubliera jamais cette terre malgré ses douleurs. Il aurait pu finir bandit, caïd de cité mais il a préféré se servir de ses poings autrement. Dans cet opus, Mormeck nous explique son ascension, ses pièges et surtout son envie d’être champion de monde avec toutes les embûches que cela implique vu la « propreté » du milieu de la boxe. Le sport, toujours le sport... et surtout le pognon, quitte à flinguer une carrière. On le presse jusqu’à la moëlle, tant pis pour les risques que cela implique et les espoirs gâchés de certains prodiges du noble art. Pour faire court, Mormeck est bien conscient du monde dans lequel on vit, du traitement qu’on inflige aux quartiers populaires. Il est aussi conscient des enjeux politiques et de qui joue le vice, de qui essaye de t’enf... Bref, le capitalisme et le sport... Il nous explique ce qu’est la boxe, comment il a réussi son pari et ce qu’il devient, car Mormeck espère bien devenir promoteur de combat et cesser d’exploiter les boxeurs, connaissant la souffrance de ce sport. Un livre pour les amateurs de sport et de vérité. Une belle leçon de vie.

Ghislain (AL Marseille)

  • Jean-marc Mormeck, À poings nommés, Calmann-Lévy, 2009, 16 euros.
 
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