Pour la défense du 33, rue des Vignoles, à Paris 20e

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Le 33, rue des Vignoles, à Paris 20e, est un symbole historique du mouvement libertaire à Paris. Ouvert en 1971 par les anarchistes espagnols en exil, siège aujourd’hui de la CNT française, cette petite impasse est un haut lieu de contre-culture et de lutte. La mairie de Paris le menace de fermeture.

Vingt ans après : les locaux du 33 rue des Vignoles sont à nouveau menacés.

Le 33 rue des Vignoles, siège de la CNT, mais aussi espace occupé par des artistes, l’association Flamenco en France et un artisan, est un lieu de vie ouvert sur la quartier, mais est de nouveau dans la ligne de mire de la Ville de Paris. Cette offensive met fin, de manière unilatérale, aux échanges en cours depuis 2011 dont l’objectif était de définir les modalités d’un maintien dans les lieux des différents occupants.

Alerte et mobilisation

Déjà, en 1996, la mobilisation des habitants du quartier, d’associations, de soutiens divers et de la CNT avait fait reculer Tiberi.

En 2014, nous appelons de nouveau à une défense collective et unitaire du 33 : ce lieu de luttes syndicales et sociales, avec des locaux autogérés, carrefour internationaliste permanent (solidarité avec le Chiapas, accueil d’antifascistes grecs, de militants-e-s du Maghreb, et bien d’autres), permet aussi l’expression d’une contre-culture militante (projections, débats, concerts).

Comité de soutien

Le 4 mars, un comité de soutien a été constitué, regroupant des habitants du quartier, des syndicats, des associations locales, des organisations politiques et des personnalités. Au-delà des sensibilités de chaque composante du comité, les participants partagent cette volonté de défendre le Paris populaire, un lieu multiple où se côtoient l’action syndicale autogestionnaire, les débats culturels, la création artistique, ceci avec une ouverture sur le quartier : salons du livre libertaire et d’occasion, spectacles pour enfants, ciné-club, permanence d’une Amap.

Cette manifestation a comme objectif de se faire entendre auprès de la mairie de Paris afin que des négociations dignes de ce nom soient reprises, avec comme base le maintien des occupants dans les lieux, ainsi que les modalités pratiques et concertées d’occupation.

Le Paris populaire vivra !

À l’appel de la CNT, des artistes du 33, de Flamenco en France et du comité de soutien, comprenant : l’Union syndicale Solidaires, le NPA, Droit au logement, l’Union pacifiste de France, Alternative libertaire, la Fédération anarchiste, le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte, la librairie Quilombo, Souriez vous êtes filmés, la compagnie Jolie Môme, le Frap, Mili, La Horde, LOCs ; des associations et des habitants du quartier : les Tabliers volants, les Ateliers du Père-Lachaise, La Mare au diable, la Commune libre d’Aligre, l’Amap Le Temps des légumes, La Petite Rockette, Les Comptoirs de l’Inde. Une liste de personnalités se constitue avec, parmi les premiers signataires, Bernard Friot, économiste et sociologue, Alain Bihr, sociologue, Miguel Benasayag, philosophe, Evelyn Mesquida, auteur de La Nueve, 24 août 1944 ; des musiciens et artistes : Serge Utgé-Royo, Didier Porte, Cartouche, Les Chanteurs livreurs.

Rejoignez le comité de soutien !

 
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