Syndicalisme

Pour que vive Fralib : boycott d’Unilever !

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En lutte depuis trois ans contre la délocalisation de la production de thé et tisanes en Pologne et la fermeture de leur usine, les salarié.e.s de Fralib à Gémenos (Bouches-du-Rhône) veulent reprendre leur outil de travail en coopérative et s’approvisionner en circuit court. Question-clef : pourront-ils conserver la marque Éléphant, gage de réussite ? Le groupe Unilever refuse obstinément de la céder.

La CGT Fralib en appelle à une action solidaire.


Le 28 septembre 2010, le groupe Unilever a annoncé son projet de fermeture du site Fralib à Gémenos (13), qui produit des sachets de thé et d’infusion. Depuis 3 ans, les salariés, luttent contre cette décision totalement injustifiée. Ils ont démontré à plusieurs reprises que l’argumentaire économique avancé par la direction était fallacieux.

Le groupe Unilever a tout mis en œuvre pour plomber l’usine de Gémenos et délocaliser la production de la marque Eléphant en Pologne, marque pourtant vendue exclusivement en France. La direction a présenté trois procédures visant à fermer le site, et à trois reprises les Plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) ont été annulés par la justice française !

Un projet de Scop...

Le projet prévoit de reprendre l’activité de l’usine en Scop avec la volonté de respecter l’environnement, les consommateurs et de développer les productions locales et nationales. Il prévoit de revenir à une aromatisation naturelle, un approvisionnement en produits issus des filières courtes auprès des producteurs ou groupements de producteurs locaux, de recréer des partenariats permanents avec les producteurs en Provence. Leur combat est de recréer toute la chaîne d’approvisionnement et de commercialisation au plus près des consommateurs, qu’Unilever a démantelée dans les années 2000. Pour cela, le groupe Unilever doit assumer ses responsabilités, notamment en cédant la marque « Éléphant » et des volumes de production, permettant une véritable relance de l’activité industrielle.

… bloqué par Unilever !

Bien que la justice a annulé par trois fois le PSE injustifiable et que tous les licenciements ont été annulés, Unilever a cessé de payer les salaires depuis le 1er avril 2013 et refuse l’aide qui relève de sa responsabilité économique et sociale envers la Nation pour lancer le démarrage de la Scop et pérenniser son activité.

Le thé de l’Éléphant est né il y a 120 ans à Marseille, L’Éléphant est français, en Provence il doit rester.

Appel à une journée nationale de boycott

Le Comité national de soutien et de lutte aux Fralib, à partir des nombreuses initiatives qui se sont développées par de nombreux associations, syndicats, partis politiques, personnalités et élus locaux, départementaux, régionaux et nationaux, collectivités territoriales, comités d’entreprise et organismes équivalents, organise une journée nationale de mobilisation, le 7 décembre 2013, avec le boycott de tous les produits d’Unilever pour exiger :
- Le maintien de l’activité et des emplois à Gémenos.
- La cession de la marque Eléphant et des volumes de productions,
- Que le Groupe Unilever assume pleinement ses responsabilités en créant les conditions de la mise en œuvre du projet alternatif porté par les salariés et leurs représentants consistant au redémarrage de l’entreprise en Scop (Société Coopérative et Participative).

Voici c-dessous les logos des produits du groupe Unilever :

Syndicat CGT-Fralib, 17 octobre 2013

 
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