Mobilisation nationale 28 Mai

Racisme : ne nous trompons pas d’ennemi !

Version imprimable de cet article Version imprimable


Depuis quelques années, nous assistons à une banalisation des idées du Front National.

Elle se manifeste par des succès relatifs aux élections, par une radicalisation de l’UMP qui se rapproche de plus en plus de son frère naguère infréquentable, par l’omniprésence médiatique de « philosophes » dont le seul objectif semble être de « décomplexer » la droite.

Le discours du FN est en passe de devenir idéologie d’État

Le gouvernement multiplie les attaques contre tout ce qui ne correspond pas à ses standards du « bon français » : Rroms, français-es dits « d’origine immigrée », musulman-e-s, sans papiers, demandeurs-euses d’asile, etc. Alors que le FN promet une rupture, ses idées xénophobes sont déjà au pouvoir.

Le patronat et le gouvernement fabriquent de toutes pièces une identité nationale, afin d’effacer notre identité de classe et d’affaiblir notre résistance à l’offensive patronale (casse des retraites, de l’hôpital, de l’université).

Cette identité nationale s’appuie sur le racisme, oppression spécifique ciblant une partie de la population : elle est reléguée à des emplois subalternes, cantonnée dans des quartiers périphériques, a moins de chances de s’en sortir individuellement par l’éducation.

Face au racisme, les travailleurs et les travailleuses doivent s’unir

Le vrai combat ne se mène pas contre les collègues d’origine différente mais contre l’État et le patronat. Ce sont eux qui cassent la retraite par répartition et les services publics.

Ne laissons pas les mobilisations sociales être dictées par le calendrier électoral : les luttes doivent être menées pour gagner et non pas pour entretenir un climat au profit de tel ou tel candidat. A ce jeu, ce sont les forces de droites et d’extrême droite qui sont gagnantes, les politiques racistes et sécuritaires se nourrissent de la régression sociale. La lutte anti-raciste pour être efficace doit être menée sur le front social en développant les solidarités de classes et l’entraide dans les quartiers.

L’intervention dans les quartiers peut par exemple consister à renforcer les associations de soutien aux travailleurs-ses immigrée-e-s et à favoriser l’éducation, au sens large de l’éducation populaire, qui aide chaque individu-e à s’épanouir et à s’émanciper

Aujourd’hui l’existence de mécanismes de répression ne fait que codifier la vengeance de l’individu-e ou de la collectivité. Pour nous, il s’agit de s’attaquer aux causes qui l’ont engendrée.

Il s’agit de créer une société qui développe des sentiments d’entraide et de coopération réciproques en favorisant la prévention des difficultés et la réflexion commune. Ainsi se pose inévitablement la question de savoir comment seront gérés les conflits entre individus, aujourd’hui pris en charge entre autre par l’institution judiciaire.

L’émancipation des opprimé-e-s sera l’œuvre des opprimé-e-s eux-mêmes, et ne peut venir d’un parti politique ou d’un groupe extérieur.

Pour en finir avec le racisme et le capitalisme, unissons-nous entre travailleurs et travailleuses de toutes origines et organisons-nous par nous-mêmes contre les exploiteurs !

Racisme : ne nous trompons pas d’ennemi !
 
☰ Accès rapide
Retour en haut