Souscription : Solidarité avec les antifascistes inculpés

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Du jeudi 8 au dimanche 11 mars, 10 militants et militantes antifascistes (dont des membres de l’Action antifasciste Paris Banlieue, de l’AL, de la FA et du NPA) ont été retenus pendant 62 heures – en garde-à-vue puis au dépôt – avec un passage devant la section anti-terroriste de la Brigade criminelle au 36, quai des Orfèvres. Ce traitement faisait suite à une arrestation alors que se tenait un collage d’affiche contre les assises « La France en danger » organisées par le groupuscule d’extrême droite, le Bloc identitaire, à l’Espace Charenton le samedi 10 mars et au cours desquelles était notamment invité à s’exprimer Jared Taylor, membre de l’American Renaissance, qui défend des thèses racialistes et plus précisément la supériorité de la « race blanche ». Inculpés de « participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens », leur procès est prévu le 7 mai.

[*Deux poids deux mesures*]

Une telle répression, complètement inhabituelle au vu des faits – collage d’affiches et pochoirs – , n’est pas anodine. Pendant que Marine Le Pen devient de plus en plus une « candidate comme une autre », et prépare son meeting du 17 avril au Zénith de Paris et que l’extrême droite radicale multiplie ses initiatives, le pouvoir en place estime approprié de contenir la vigilance des antifascistes. Alors quoi de mieux que de déployer tout l’arsenal répressif contre des colleurs d’affiche, quand il y a quelques mois, deux intégristes catholiques ayant saboté le système d’alarme du théâtre du rond-point en réaction à une pièce qu’ils jugeaient blasphématoire s’en tiraient avec un simple contrôle d’identité ? Si on connaît depuis belle lurette l’inclinaison de la police française à protéger l’extrême droite, force est de constater qu’on assiste à une recrudescence non seulement du fascisme, mais aussi de sa protection par la justice ou la police, comme en témoignent les récentes provocations de cette dernière lors des manifestations de défense de l’IVG à l’hôpital Tenon. Face à la haine et aux violences racistes des groupes d’extrême droite, la solidarité avec les antifascistes inculpés doit être unitaire et massive.

Hector Picaud (Al Paris Sud)

Appel à Souscription : Pour aider à couvrir les frais de justice qu’occasionne une telle répression – et à payer d’éventuelles amendes – vous pouvez adresser un chèque à l’ordre de SIA (avec la mention « Solidarité 8 mars » au dos) à l’adresse suivante :

Alternative libertaire, BP 295, 75921 PARIS Cedex 19.

Les sommes récoltées seront réparties entre toutes et tous les inculpé-e-s.

 
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