Marche Mondiale des Femmes (MMF)

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Le 8 mars a marqué le départ d’une nouvelle Marche mondiale des femmes (MMF) contre les violences et la pauvreté. 58 pays seront traversés par deux supports : la Charte mondiale des femmes pour l’humanité adoptée en décembre à Kigali et la courtepointe, patchwork où chaque pays ajoute un carré. La marche a démarré le 8 mars au Brésil et arrivera le 17 octobre, journée mondiale contre la pauvreté, à Ouagadougou au Burkina Faso. Dans chaque pays des actions de sensibilisation, de réflexion et d’interpellation des élu(e)s auront lieu. L’étape européenne aura lieu à Marseille les 28 et 29 mai. Des forums (Travail/pauvreté/précarité ; Violences faites aux femmes ; Démocratie/Europe ; Paix et conflits ; Avortement/contraception /sexualité) seront organisés ainsi que des espaces (Lesbiennes, Jeunes, Migrantes)

Une charte antipatriarcale et anticapitaliste

La charte a été adoptée par des femmes de plus de 60 pays. Et nous ne pouvons qu’être d’accord avec le préambule qui affirme : “ La Marche mondiale des femmes, dont nous faisons partie, identifie le patriarcat comme le système d’oppression des femmes et le capitalisme comme le système d’exploitation d’une immense majorité de femmes et d’hommes par une minorité. ” De plus, elle rappelle les revendications concrètes contre les violences et la pauvreté exprimées en 2000 et restées sans réponse de la part des dirigeant(e)s. Là est un point de désaccord, malgré l’affirmation d’un anticapitalisme et d’un antipatriarcat, la MMF adresse prioritairement des demandes aux gouvernements, qui ne les satisferont pas puisque leur rôle consiste entre autres à protéger ces deux systèmes.

Une semaine libertaire et antisexiste

Différentes organisations libertaires marseillaises, dont AL, organisent avant la rencontre de la MMF (du 23 au 29 mai) une semaine libertaire anti-sexiste. Des thèmes de débat sont en préparation :

- genre et sexualités ;

- lutte contre l’homophobie ;

- la question des violences faites aux femmes ;

- femmes et migration à Marseille, un point de vue ;

- prostitution et politiques sécuritaires ;

- patriarcat, hiérarchie et discrimination au travail ;

- Louise Michel, figure de l’anarchisme social ;

Des actions sont également envisagées.

 
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