Présidentielle : Tournant national-républicain au FN

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En décembre 2006, “ l’Union patriotique ” consacrait la réconciliation entre Le Pen et son ancien lieutenant Mégret. Fort de ce ralliement du traître – ex-n° 2 jusqu’à la scission de 1998, cofondateur en 1989 de la revue théorique Identité, et surtout concepteur du “ programme social ” du FN –, Le Pen s’est livré récemment à un curieux tournant national-républicain. Avec le lancement de la campagne en septembre à Valmy – lieu de mémoire des guerres révolutionnaires en 1792 – il a opéré une captation d’héritage symbolique. Mais, fidèle à lui-même, c’était pour mettre en exergue la nation : “ Les peuples ont besoin de symboles afin de rassembler les familles qui les composent, et leur permettre de communier dans un même idéal social [face] aux armées ennemies du libéralisme mondialisé, du communautarisme, de l’immigration sauvage et de la régression. ” (National Hebdo, 28-09-06) Chassez le naturel, ici le racisme et la théorie du complot, il revient au galop !

Alors que la campagne présidentielle de 2002 était focalisée sur le sécuritaire, celle de 2007 enfourche un autre des chevaux de bataille du Front national.

Quand Sarkozy, après avoir mis en œuvre les principales mesures sécuritaires du FN, s’aventure dans les marécages de “ l’identité nationale ” opposée à l’immigration, c’est une nouvelle incursion assumée sur le terrain idéologique de l’extrême droite. La reprise du vieux slogan frontiste : “ La France, aimez-la ou quittez-la ! ” est également un signe fort en direction de l’électorat frontiste et participe au processus ininterrompu de lepénisation des esprits !

Gabriel L. (AL Paris nord-est)

 
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