Réquisition : Après la rue de la Banque, la rue de la Bourse

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Flouées du Droit au logement opposable, plusieurs centaines de personnes mal-logées sont passées à l’action à Paris.

Le 20 décembre, le Dal et le Comité des sans-logis (CDSL) ont inauguré un immeuble vide au 3 rue de la Bourse, à Paris IIe, non loin de l’immeuble de la rue de la Banque.

Plus de 150 personnes sont entrées dans l’immeuble avec une vingtaine d’enfants, et une centaine d’autres personnes ont été bloquées par les forces de l’ordre en voulant accéder à l’immeuble. Cet immeuble vide depuis des mois appartient à un spéculateur immobilier.

Les personnes qui réquisitionnent font partie des 374 familles sans logis qui ont campé l’année dernière devant la rue de la Banque et qui n’ont pas encore été relogées malgré les promesses du gouvernement qui s’était alors engagé à les reloger en un an. Une année s’est désormais écoulée et 233 familles sans logis n’ont encore pas été relogées.

Ces personnes sont également celles qui ont engagé un recours devant la commission Droit au logement opposable (Dalo) et qui ont reçu un avis favorable, c’est-à-dire que la commission a considéré qu’elles devaient être relogées dans les six mois suivant sa décision… et six mois après, ces familles ne voient toujours rien venir.

Le DAL revendique :

– le relogement immédiat des 233 familles de la rue de la Banque qui attendent que la promesse de leur relogement par le gouvernement soit enfin mise à exécution ;

– le relogement immédiat des familles qui ont eu un avis favorable à la commission Dalo depuis six mois ;

– la construction massive de logements sociaux par le gouvernement au lieu de son soutien permanent à la spéculation immobilière, alors qu’on entre dans une période de crise de logement et une crise économique sans précédent ;

– l’encadrement drastique des loyers afin de répondre véritablement au problème du pouvoir d’achat des ménages ;

– la taxation de la spéculation immobilière ;

– la réquisition des logements vides et des logements en chantiers stoppés pour en faire des logements sociaux ;

– l’arrêt immédiat de la démolition de logement sociaux engagé dans le cadre de l’ANRU avec l’argent des salarié-e-s.

 
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