Contre la casse des retraites

Mettons le gouvernement et le patronat à genoux

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Par trois fois nous avons été 3 millions à défiler contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. La population est opposée à 70 % au projet. Pourtant, le gouvernement persiste à tenter d’imposer sa loi. A nous d’être toujours plus nombreux-ses et de nous engager pour de bon dans la grève afin de faire plier le gouvernement et le réel artisan de cette réforme : le patronat. A l’heure où nous approchons du vote de la loi au Sénat, la grève reconductible doit être débattue dans tous les secteurs professionnels.

C’est maintenant qu’il faut y aller !

Généralisons les grèves

La reconduction de la grève après le 12 octobre est à l’ordre du jour dans de nombreux secteurs professionnels : la SNCF, les transports urbains, la Chimie, les Ports, EDF, les Collectivités territoriales, l’Éducation nationale, la Culture etc. Dans les Bouches du Rhône, la grève s’étend et entraîne de plus en plus de salarié-e-s.

Pour autant, un mouvement d’ensemble peine à émerger. Les directions de certaines organisations syndicales freinent des quatre fers pour éviter la radicalisation du mouvement et espèrent encore pouvoir amender le projet de loi. La stratégie des « journées d’actions » se situe dans cette unique perspective de négociation. Pour pouvoir obtenir le retrait pur et simple du projet, il va donc falloir sortir du calendrier de l’intersyndicale nationale et s’engager dans un véritable mouvement d’ensemble sur la durée.

La grève générale, c’est à nous de la construire. Il est vain d’attendre un appel à la grève générale des directions syndicales. Il est vain d’attendre que le PS, qui est d’accord sur le fond avec la réforme, revienne sur la loi en 2012. Il est vain d’espérer que la seule mobilisation des cheminot-e-s, des étudiant-e-s ou d’un secteur en particulier suffise à gagner.

C’est en organisant des assemblées générales massives dans nos boîtes que nous donnerons confiance à nos collègues pour s’engager dans la grève et que nous construirons concrètement la grève générale. Pour que des départs en grève tiennent sur la durée, il va être crucial de rompre l’isolement entre secteurs professionnels, en mettant à profit les débrayages pour faire des tournées de services et d’entreprises, en organisant des coordinations interprofessionnelles de grévistes, en organisant la solidarité entre et avec les grévistes, notamment à travers la constitution de caisses de grève etc.

Par ailleurs, il faut donner les moyens aux salarié-e-s de secteurs moins mobilisés, aux précaires, aux chômeur-se-s, aux jeunes, aux retraité-e-s de s’engager dans la mobilisation, par exemple par l’organisation d’actions de blocages des transports, des communications et de l’économie. De telles initiatives sont déjà développées par endroits et il faut les multiplier.

Passons à l’offensive !

La solidité de telles grèves dépendra des revendications portées par la mobilisation. Nous demandons le retrait du projet, mais au-delà de ça, quoi d’autres ? Le statu quo ? On attend 2012 en espérant qu’un soit-disant gouvernement de gauche revienne sur la réforme ? Non ! Il faut arracher tout ce que nous pouvons dès maintenant.

Le gouvernement et le patronat nous font payer les pots cassés de la crise financière en licenciant à tour de bras, en baissant nos salaires, en généralisant le chômage et la précarité. Les retraites, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il tente de faire porter le chapeau aux populations immigrés, aux femmes et aux jeunes en particulier. A nous de transformer le ras-le-bol ambiant en un affrontement généralisé avec le pouvoir, pour exiger des augmentations de salaires, la réduction du temps de travail et l’embauche des chômeur-se-s.

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