Edito : Le vernis craque déjà

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L’élection avait été une vaste campagne de communication  : de la mise en scène monarchique aux sourires «  Colgate  » du nouveau président  ; des promesses de vertu républicaine à celles du renouvellement. Tout avait la couleur d’une publicité de téléréalité et le goût d’une bière tiède.

Mille promesses auxquelles personne ne croyaient. Et le vernis n’a pas tardé à craquer. Revoilà les petites affaires et la bonne vieille corruption républicaine. Revoilà l’odeur fétide du lepénisme sortant de la bouche du ministre de l’Intérieur. Revoilà les anciennes allégeances internationales et la complaisance des impérialistes. Rien n’a changé dans les salons de la bourgeoisie  : l’élection n’avait été qu’un divertissement nécessaire, l’important étant que rien ne bouge vraiment. La nouvelle communication n’avait pour but que de détourner le regard des vraies questions : la destruction du Code du travail, la fin des cotisations sociales ou des 35 heures. Elle enduisait de vernis vertueux et moraliste les vieilles recettes capitalistes.

Mais c’était peine perdue car jamais une élection n’avait soulevé une telle vague de défiance dans la population. Le gouvernement est marqué par une forte illégitimité renforcée par son autoritarisme annoncé  : les ordonnances et l’état d’urgence. C’est sur celle-ci que peuvent compter les embryons de mobilisations et de résistances pour se développer.

Alternative libertaire, le 3 juillet 2017

 
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